• Prier Jésus

    Prier Jésus

    "Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."

  • Prier Marie

    Prier Marie

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ."

  • Prier Dieu le Père

    Prier Dieu le Père

    Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

  • Prier l'Esprit Saint

    Prier l'Esprit Saint

    "Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis et illumines la ténèbre de mon cœur ?" Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

  • Prier avec l'Eglise

    Prier avec l'Eglise

    "Prier, c'est frapper par le désir à la porte de Celui que nous prions."

  • Comment Prier?

    Comment Prier?

    "Que notre prière soit entendue dépend, non de la quantité des paroles, mais de la ferveur de nos âmes " Saint Jean Chrysostome

"Seigneur tu m’as appelé" de saint Augustin

Louange au Seigneur - appel et vocation - prières catholiques
Bien tard, je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t'ai aimée !

Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors,
et c'est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais !
Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi ;
elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant,
si elles n'existaient pas en toi, n'existeraient pas !

Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ;
tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ;
tu as embaumé, j'ai respiré et haletant j'aspire à toi ;
j'ai goûté, et j'ai faim et j'ai soif ;
tu m'as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

(Conf. X, xxvii, 38)


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La prière est la lumière de l'âme par Saint Jean Chrysostome

"Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du coeur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations - comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance -, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes.

Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible.

Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi: Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son coeur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possèdes déjà dans le temple de ton âme."

Saint Jean Chrysostome: Homélie du Ve siècle

Préparé par l'Institut de Spiritualité: Université Pontificale Saint Thomas d'Aquin


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“Il y a mille façons de prier” de saint Josémaria

Prier Marie avec le chapelet
Dans ta prière, je te conseille d'intervenir dans les scènes de l'Evangile, comme un personnage de plus. Représente-toi d'abord la scène ou le mystère qui te servira à te recueillir et à méditer. Ensuite mets à contribution ton intelligence pour contempler un trait de la vie du Maître: son Cœur attendri, son humilité, sa pureté, son accomplissement de la Volonté du Père. Puis raconte-Lui ce qui t'arrive d'ordinaire dans ce domaine, ce qui se passe chez toi, en ce moment. Demeure attentif. Il voudra peut-être t'indiquer quelque chose: et c'est alors que viendront les motions intérieures, les découvertes, les reproches.

Il y a mille façons de prier. Les enfants de Dieu n'ont pas besoin d'une méthode, toute faite et conventionnelle, pour s'adresser à leur Père. L'amour est inventif, ingénieux ; si nous aimons, nous saurons découvrir des chemins personnels, intimes, qui nous mènent au dialogue continuel avec le Seigneur. (…)

Et si nous faiblissons, recourons à l'amour de Sainte Marie, Maîtresse de prière et à saint Joseph, notre Père et Seigneur que nous vénérons tant, car il est celui qui, en ce monde, a été le plus proche de la Mère de Dieu et — après Sainte Marie — de son Divin Fils. Tous les deux présenteront à Jésus notre faiblesse, pour qu'Il la transforme en force.(Amis de Dieu, nos 253-255)



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La prière est inséparable de l'amour par Bienheureux Charles de Foucauld

Prier, c'est parler à Dieu ; prier c'est louer Dieu ; prier c'est dire à Dieu qu'on l'aime ; prier c'est contempler Dieu ; prier c'est avoir l'esprit et le coeur attachés à Dieu ; prier c'est demander pardon à Dieu ; prier c'est appeler Dieu à notre secours ; prier c'est demander à Dieu pour nous et pour tous les hommes la sainteté et le salut... Or l'amour a pour effets nécessaires de faire parler à ce qu'on aime en des entretiens sans fin, de louer ce qu'on aime sans fin et dans mesure, de dire qu'on aime et de le répéter sous toutes les formes, de demander pardon mille et mille fois à ce qu'on aime de la moindre ombre d'offense, de demander à ce qu'on aime tout ce qu'on peut recevoir de lui et de vouloir si c'est possible tout lui devoir et ne rien devoir à personne d'autre, de faire tout notre possible pour consoler ce qu'on aime en lui procurant tout le contentement possible par soi et par tous ceux qui lui sont chers... La prière est inséparable de l'amour, au point que ces prières seront en quelque sorte la mesure de notre amour, en comprenant dans la prière l'exercice de la présence de Dieu.
La Vierge Marie vit comme les autres, mais quoi qu'elle fasse, ses yeux, sa pensée et son coeur sont toujours tout entiers sur Jésus : il est toute sa vie... C'est là la vie contemplative, c'est là la vie de l'amour le plus passionné, de l'amour d'admiration ; c'est là la meilleure part, la part de la sainte Vierge et de Saint Joseph à Nazareth.


Bienheureux Charles de Foucauld


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Prier Marie de saint Bernard de Clairvaux

La Vierge Marie portant la couronne d'épines de Jésus
Ô toi, qui que tu sois,
qui te sais vacillant sur les flots de ce monde
parmi les bourrasques et les tempêtes,
plutôt que faisant route sur la terre ferme,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.

Si surgissent en toi les vents des tentations,
si tu navigues parmi les écueils des épreuves
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition,
du dénigrement ou de la jalousie,
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair
secouent l’esquif de ton âme,
regarde vers Marie.

Si, troublé par la démesure de tes crimes,
confus par l’infection de ta conscience,
terrifié par l’horreur du jugement,
tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir,
pense à Marie.
Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes,
pense à Marie, appelle Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur.

Et pour être sûr d’obtenir le suffrage de ses prières,
ne néglige pas l’exemple de sa vie.
En la suivant, tu ne t’égares pas ;
en la priant tu ne désespères pas ;
elle te tient, tu ne t’écroules pas ;
elle te protège, tu ne crains pas ;
elle te guide, tu ne te lasses pas ;
elle te favorise, tu aboutis.

Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :
“Et le nom de la Vierge était Marie”.

© 2e Homélie, 17, Œuvres complètes. XX, A la louange de la Vierge Mère, Bernard de Clairvaux, introd., trad., notes et index par Marie-Imelda Huille, O.c.s.o., Joël Regnard, O.c.s.o. Editions du Cerf, 2009.


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La prière vue par Saint Thomas d'Aquin.

toujours prier et ne jamais se lasser
Selon une disposition de la divine providence, à chaque être est attribué le mode de parvenir à sa fin selon ce qui convient à sa nature; aux hommes est aussi concédé un mode convenable d’obtenir de Dieu ce qu’ils en espèrent selon ce que l’exige la condition humaine. En effet la condition humaine veut que l’on interpose une supplique pour obtenir de quelqu’un, surtout un supérieur, ce que par lui on espère acquérir. Et pour cela la prière est prescrite aux hommes par laquelle ils obtiennent de Dieu ce que par Lui ils espèrent obtenir.

Autrement cependant nécessaire est la prière pour obtenir quelque chose de l’homme, autrement de Dieu. Chez l’homme en effet elle intervient d’abord comme un désir de celui qui demande et pour exprimer une nécessité; ensuite pour fléchir le coeur de celui qu’on supplie pour qu’il concède. Ce qui n’a pas lieu dans la prière adressée à Dieu. Nous ne cherchons pas en effet dans la prière à manifester nos nécessités ou nos désirs à Dieu qui connaît tout. D’où cette parole du psaume : "Seigneur, tu connais mon désir" (37, 10). Et il est dit dans l’Évangile : "Votre Père sait que vous avez besoin de tout cela" (Mt 6, 32). Et aussi la divine volonté n’est pas infléchie par des paroles humaines à vouloir ce qu’elle ne voulait pas d’abord. Car il est écrit : "Dieu n’est pas comme l’homme qui trompe, ni comme un enfant des hommes qui change" (Num 23, 19) "Il n’a rien à regretter pour devoir changer d’avis" (1 Sam 15, 29). Mais la prière est nécessaire à l’homme pour obtenir de Dieu, à cause de celui-là même qui prie, c’est-à-dire pour connaître en soi-même sa pauvreté et pour plier son coeur à désirer fervemment et pieusement ce qu’il désire obtenir en priant; ainsi se rend-il apte à être exaucé.

Autre différence entre la prière faite à Dieu ou faite à l’homme; pour celle-ci en effet il faut auparavant être familiarisé avec cet homme pour pouvoir introduire une demande. Mais la prière qui s’adresse à Dieu nous le rend familier quand notre coeur s’élève vers Dieu et que nous Lui parlons avec amour spirituel, l’adorant en esprit et en vérité, et ainsi rendus familiers par la prière on se crée une ouverture pour prier de nouveau avec plus de confiance. D’où il est écrit : "J’ai crié", c’est-à-dire dans une prière confiante, "car tu m’as exaucé, mon Dieu" (Ps 16, 6), reçu en quelque sorte en sa familiarité par une première prière il crie ensuite avec une plus grande con fiance. Et voilà pourquoi l’assiduité à la prière faite à Dieu, la fréquence même de nos demandes ne l’importunent pas; mais cette prière Dieu l’estime et l’accepte. D'où, en effet, "toujours prier et ne jamais se lasser."

source: Saint Thomas d'Aquin, Compendium théologique, 2, 1 (traduction du Père Jean Kreit, Missionnaire de la Congrégation du cœur immaculé de Marie)


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Le jeûne qui plaît à Dieu par Saint Grégoire le Grand.

Jeûne et priere
C'est en mangeant le fruit de l'arbre défendu qu'Adam a transgressé les préceptes de vie (Gn 3,6). Quant à nous, c'est en réduisant ce que nous mangeons, autant qu'il est possible, que nous nous relèverons et que nous retrouverons la joie du Paradis. 



Que personne ne croie pour autant que seule cette abstinence puisse suffire. Par son prophète, Dieu nous dit en effet : « Ne savez-vous pas quel est le jeûne qui me plaît ? Partage ton pain avec l'affamé, héberge les pauvres sans abri, donne un habit à celui que tu vois nu, ne te dérobe pas à ton semblable » (Is 58,5-7). Voilà quel jeûne Dieu approuve : celui qui présente à son regard des mains remplies d'aumônes, un cœur rempli d'amour des autres, un jeûne tout pétri de bonté. Ce dont tu te prives personnellement, donne-le à quelqu'un d'autre. Ainsi ta pénitence corporelle contribuera au mieux-être corporel de ceux qui sont dans le besoin. 

Comprends d'ailleurs ce reproche du Seigneur dans la bouche du prophète : « Quand vous avez jeûné et gémi, est-ce pour l'amour de moi que vous avez multiplié vos jeûnes ? Quand vous mangiez et buviez, n'est-ce pas pour vous que vous mangiez, pour vous que vous buviez ? » (Za 7,5-6) C'est manger et boire pour soi que de consommer, sans les partager avec les pauvres, les aliments destinés à nourrir le corps ; ce sont des dons faits par le Créateur à la communauté des hommes. C'est encore jeûner pour soi que de se priver pour un temps mais de se réserver le fruit de ses restrictions pour le consommer plus tard. « Sanctifiez votre jeûne », dit le prophète (Jl 1,14)... Que cesse la colère ; que disparaissent les querelles ! La mortification du corps est vaine si le cœur ne s'impose pas une discipline pour réfréner ses désirs déréglés... Le prophète dit : « Quand vous jeûnez vous vous occupez de vos affaires. Vous frappez le pauvre ; vous opprimez vos ouvriers. Vous jeûnez dans la dispute et la colère » (Is 58,3-4)... Ce n'est en effet que si nous pardonnons que Dieu nous remettra à nous-mêmes notre injustice.

source: Saint Grégoire le Grand, Homélies sur les évangiles, n°16


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Sermon de Saint Bernard pour le Carême Sur le voyageur, le mort et le crucifié.

1. Heureux ceux qui, dans ce siècle pervers, se conduisent en voyageurs et en étrangers, et se conservent purs de toutes les souillures ! « D'ailleurs ce n'est point ici qu'est notre ville permanente, nous cherchons encore celle où nous devons habiter un jour (Hebr. XIII, 14). » Abstenons-nous donc de tous ces désirs charnels, comme il convient à des voyageurs et' à des étrangers, parce qu'ils combattent contre D'esprit. En effet, tout voyageur suit la voie royale, et ne s'écarte ni à droite ni à gauche: S'il aperçoit sur son chemin des hommes qui se querellent, il ne fait point attention à eux , s'il en voit d'autres qui se marient, 'qui se livrent air plaisir de la danse, ou qui font autre chose de semblable; il n'en continue. pas moins sa route; il est voyageur et tout cela ne l'intéressepoint. Il soupire après la patrie, il y tend de toutes ses forces. Qu'il ait seulement du pain et des vêtements, il ne veut pas se charger d'autres choses. Il est bien heureux celui qui? reconnaît ainsi, et déploré de la sorte son exil, en disant au Seigneur: « Je suis sous vos yeux, comme un étranger et un voyageur, tel qu'ont été nos pères (Psal. XXXVIII, 17). » Il est bien haut déjà celui qui se trouve dans ces dispositions, mais peut-être est-il possible de monter plus haut encore. En effet, si le voyageur ne se mêle pas à ses concitoyens, il éprouve pourtant quelque plaisir à voir ce qui se passé parmi eux, à en entendre le récit de la bouche dés autres, et à parler lui-même de ce qu'il a vu ; or, ce plaisir-là et tous les plaisirs semblables, s'ils, ne le captivent point tout à fait, cependant le retiennent un peu et retardent sa marche, attendu que pensant moins à sa patrie, il en est moins pressé d'y arriver. Et même, il peut arriver qu'il trouve à tout cela tant de plaisir, que, non-seulement il en soit un peu retardé dans sa course, et coure risque d'arriver moins vite, mais encore s'en trouve si bien captivé, qu'il ne puisse même plus du tout gagner la patrie.



2. Qui donc peut être encore plus étranger à ce qui se passe dans le monde qu'un voyageur? Ce sont sans doute ceux à qui l'Apôtre s'adressait en ces termes : « Pour vous, vous êtes morts au monde, et votre vie est cachée en Dieu avec Jésus-Christ (Coloss. III, 3). » Il est certain qu'un voyageur peut facilement se trouver retenu ou attardé, en cherchant ou en prenant sur ses épaules, un peu plus de bagages qu'il ne faut : un mort, an contraire, ne s'aperçoit même point qu'il manque de sépulture. Pour lui, le blâme ou la louange, les compliments flatteurs ou les paroles dénigrantes, il entend tout de la même oreille, ou plutôt il n'entend rien, puisqu'il est mort. O mort mille fois heureuse que celle qui nous conserve ainsi sans tache, ou plutôt qui nous rend si complètement étrangers à ce monde. Mais il faut que Jésus-Christ, vive en celui qui ne vit plus en soi; selon ce que disait l'Apôtre : « Or je vis à présent, ou plutôt ce n'est plus moi qui vit; mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi (Gal. II, 20). » C'est comme s'il avait dit : Pour tout le reste je suis mort, je ne sens plus rien, je ne remarque plus rien, je ne me mets plus en peine de rien; mais pour tout ce qui est de Jésus-Christ, je me trouve plein de vie, et tout disposé, car si je ne puis faire plus, tout au moins je sens ce qui le touche, j'aime à voir ce qui se fait en son honneur, et j'éprouve de la peine à la vue de ce qui se faite autrement. Ce degré-là est tout à fait élevé.

3. Mais peut-être est-il possible d'en voir un qui le soit plus encore. Mais où le chercherons-nous? Où pourrons-nous le chercher, dites-moi, sinon dans celui dont je parlais tout à l'heure, et qui fut transporté jusqu'au troisième ciel ? Qui nous empêche, en effet, d'entendre par ce troisième ciel, le degré que nous pourrons trouver plus haut que,, les deux dont j'ai parlé. Eh bien, entendez-le donc, non pas se glorifier de cette hauteur où il s'est élevé, mais dire seulement : « Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu'en la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme j je le suis moi-même au monde (Gal. VI, 14). » Remarquez, il n'est pas seulement mort, mais il est crucifié au monde; c'est-à-dire, mort au monde d'une mort ignominieuse. Aussi suis-je crucifié pour lui, et lui pour moi. Tout ce que le monde aime, les plaisirs de la chair, les honneurs, les richesses et les vaines louanges des hommes, tout est une croix pour moi. Au contraire, tout ce que le monde regarde. comme une croix, c'est à cela que je m'attache, à cela que je suis cloué, c'est cela que j'embrasse de toutes mes forces. Ce degré ne vous semble-t-il point plus élevé que le second et le premier degré ? Le voyageur, s'il est sage, et s'il n'oublie point qu'il est en exil, passe, bien qu'en se fatiguant beaucoup, et ne se mêlant guère aux choses du siècle. Le mort tient pour égaux à ses yeux les peines et les plaisirs du monde. Quant à celui qui; est ravi jusqu'au troisième ciel, il voit une croix dans tout ce qui captive le monde, tandis qu'il embrasse tout ce qui semble une croix au monde. On pourrait encore entendre ces paroles de l'Apôtre d'une autre: manière, en ce sens que le monde était crucifié pour lui à cause de ce qu'il souffrait par compassion pour le monde. En effet, il voyait le monde attaché à la croix par les liens de ses vices, et lui, il était crucifié pour le monde par les sentiments de compassion qu'il ressentait pour le monde.

4. Que chacun de nous examine maintenant à quel degré il se trouve, et efforçons-nous de faire tous les jours de nouveaux progrès, car ce n'est qu'en nous avançant de vertu en vertu que nous verrons le Dieu des dieux, dans la céleste Sion (Psal. LXXXIII, 8). Mais c'est surtout pendant ce temps que nous devons nous appliquer à vivre en toute pureté, pendant ce saint temps, dis-je, où il a été accordé un nombre de jours certains mais courts, à la fragilité humaine, pour qu'elle ne désespère point. Car s'il nous est dit en tout temps : veillez à mener une vie toute de pureté, qui ne désespérerait point d'y réussir? Or, nous sommes invités à cette époque de courte durée à réparer les négligences du reste de l'année, et à vivre de manière que, le reste du temps, on voie briller, dans notre conduite, des traces de cette sainte quarantaine. Efforçons-nous donc, mes frères, de passer ce saint temps dans les exercices d'une entière piété, et de travailler, en ce moment, à remettre en état nos armes spirituelles. En effet, à cette époque de l'année, il semble que l'univers entier marche en bataille rangée, contre le diable, sous la conduite du Sauveur. Heureux ceux qui auront vaillamment combattu sous un tel chef. Tout le reste de l'année, il n'y a que la maison du Roi qui soit sous les armes et; se tienne prête à la lutte. Une fois seulement par an, à un temps marqué, tout son empire se lève et forme une armée générale. Vous êtes bien heureux, vous qui avez mérité d'être de sa maison, et à,qui l'Apôtre a dit : « Vous n'êtes plus des étrangers qui soient hors; de leur pays et de leur maison; mais vous êtes les concitoyens des saints, les domestiques de la maison de Dieu (Ephes., II, 9)» Que doivent donc faire ceux qui, toute l'année, sont sous les armes, pour livrer bataille, quand ceux qui n'ont aucune expérience du métier de la guerre et qui s'en trouvent éloignés tout le reste du temps, prennent eux-mêmes les armes spirituelles ? Certainement ils doivent combattre avec plus d'ardeur que d'habitude, afin que la victoire soit plus complète et contribue d'autant plus à notre salut, qu'elle ajoute davantage à la gloire de notre Roi.

source: Septième sermon de Saint Bernard pour le Carême Sermons pour le Temps du Carême Tome III


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La prière, une arme puissante par Saint Jean Chrysostome

« Celui qui demande reçoit »
C'est une arme puissante que la prière, un trésor indéfectible, une richesse intarissable, un port à l'abri des tempêtes, un réservoir de calme ; la prière est la racine, la source et la mère de biens innombrables... Mais la prière dont je parle n'est ni médiocre, ni négligente ; c'est une prière ardente, jaillie de l'affliction de l'âme et de l'effort de l'esprit. Voilà la prière qui monte jusqu'au ciel... Écoute ce que dit l'écrivain sacré : « J'ai crié vers le Seigneur quand j'étais dans l'angoisse, et il m'a exaucé » (Ps 119,1). Celui qui prie ainsi dans son angoisse pourra, après la prière, goûter en son âme une grande joie....


Par « prière » j'entends non pas celle qui est seulement dans la bouche, mais celle qui jaillit du fond du cœur. Comme les arbres dont les racines s'enfoncent profondément ne sont ni brisés ni arrachés, même si les vents déchaînent mille assauts contre eux, parce que leurs racines sont fortement enserrées dans les profondeurs de la terre, de même les prières qui sortent du fond du cœur, ainsi enracinées, montent vers le ciel en toute sûreté et ne sont détournées par aucune pensée de manque d'assurance ou de mérite. C'est pourquoi le psalmiste dit : « Des profondeurs j'ai crié vers toi, Seigneur » (Ps 129,1)... 

Si le fait de raconter à des hommes tes malheurs personnels et de leur décrire les épreuves qui t'ont frappé apporte quelque soulagement à tes peines, comme si à travers les paroles s'exhalait une brise rafraîchissante, à combien plus forte raison si tu fais part à ton Seigneur des souffrances de ton âme trouveras-tu en abondance consolation et réconfort ! En effet, souvent les hommes supportent difficilement ceux qui viennent se plaindre et pleurer auprès d'eux ; ils les écartent et les repoussent. Mais Dieu n'agit pas ainsi ; au contraire il te fait approcher et t'attire à lui ; et même si tu passes toute la journée à lui exposer tes malheurs, il n'en sera que mieux disposé à t'aimer et à exaucer tes supplications.


source: Homélies sur l'incompréhensibilité de Dieu, n°5 de Saint Jean Chrysostome


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Le Notre Père par Saint Ambroise de Milan

Lève donc les yeux vers le Père qui t'a engendré par le bain, vers le Père qui t'a racheté par son Fils, et dis : « Notre Père ! » C'est une juste prétention, mais elle est modérée. Comme un fils, tu l'appelles Père. Mais ne revendique pas un privilège. Il n'est le Père d'une manière spéciale que du Christ seul ; pour nous, il est le Père commun, parce qu'il a engendré celui-là seul, tandis que nous il nous a créés. Dis donc toi aussi par grâce : « Notre Père ,» pour mériter d'être son fils. Recommande-toi toi-même de la faveur et la considération de l'Église. 

« Notre Père qui es aux cieux. » Que signifie aux cieux ? Ecoute l'Écriture qui dit : « Le Seigneur est élevé au-dessus de tous les cieux », et tu trouves partout que le Seigneur est au-dessus des cieux des cieux, comme si les anges n'étaient pas aussi aux cieux, comme si les dominations n'étaient pas aussi aux cieux. Mais aux cieux dont il est dit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu. » Le ciel est là où a cessé la faute, le ciel est là où les crimes sont punis, le ciel est là où il n'y a aucune blessure de la mort. 
« Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. » Que signifie « soit sanctifié ? » Comme si nous souhaitions que soit sanctifié celui qui a dit : « Soyez saints parce que je suis saint, » comme si notre parole pouvait accroître sa sainteté. Non, mais qu'il soit sanc-tifié en nous, afin que son action sanctifiante puisse parvenir jusqu'à nous. 
« Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne arrive. » Comme si le règne de Dieu n'était pas éternel. Jésus dit : « J'y suis né », et tu dis : « Que ton règne arrive », comme s'il n'était pas venu. Mais le règne de Dieu est arrivé quand vous avez obtenu la grâce. Car il dit lui-même : « Le règne de Dieu est en vous ». 
« Que ton règne arrive, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. » Tout a été pacifié par le sang du Christ, soit au ciel, soit sur terre : le ciel a été sanc-tifié, le diable en a été chassé. Il se trouve là où se trouve l'homme qu'il a trompé. Que ta volonté soit faite, c'est-à-dire, qu'il y ait paix sur terre comme au ciel. 
« Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. » Je me souviens de ce que je vous ai dit quand j'expliquais les sacrements. Je vous ai dit qu'avant les paroles du Christ, ce qu'on offre s'appelle pain ; dès que les paroles du Christ ont été prononcées, on ne l'appelle plus du pain, mais on l'appelle corps. Pourquoi dans l'oraison dominicale qui suit immédiatement dit-il « notre pain » ? Il dit pain, mais ???????? , c'est-à-dire substantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais ce pain de vie éternelle qui réconforte la substance de notre âme. C'est pour cela que le grec l'appelle ????????. Le latin a appelé quotidien ce pain que les Grecs appellent « de demain », parce que les Grecs appellent demain ??? ????????? . Ainsi donc ce que dit le latin et ce que dit le grec semblent également utiles. Le grec a exprimé les deux sens par un seul mot, le latin a dit quotidien. 
S'il est quotidien, ce pain, pourquoi attendrais-tu âme année pour le recevoir, comme les Grecs ont coutume de faire en Orient ? Reçois chaque jour ce qui doit te profiter chaque jour. Vis de telle manière que tu mérites de le recevoir chaque jour. Celui qui ne mérite pas de le recevoir chaque jour ne mérite pas de le recevoir après une année. Ainsi le saint Job offrait chaque jour un sacrifice pour ses fils, de peur qu'ils n'eussent commis quelque péché dans leur coeur ou en paroles. Toi donc, tu entends dire que chaque fois qu'on offre le sacrifice, on représente la mort du Seigneur, la résurrection du Seigneur, l'ascension du Seigneur, ainsi que la rémission des péchés, et tu ne reçois pas
chaque jour le pain de vie ? Celui qui a une blessure cherche un remède. C'est une blessure pour nous d'être soumis au péché ; le remède céleste, c'est le vénérable sacrement. 
« Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. » Si tu le reçois chaque jour, chaque jour pour toi c'est aujourd'hui. Si le Christ est à toi aujourd'hui, il ressus-cite pour toi aujourd'hui. Comment ? « Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré. » Aujourd'hui, c'est quand le Christ ressuscite. « Il était hier et il est aujourd'hui », dit l'apôtre Paul. Mais il dit ailleurs : « La nuit est passée, le jour est arrivé. » La nuit d'hier est passée, aujourd'hui le jour est arrivé. 
Voici la suite : « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs. » Qu'est la dette, sinon le péché ? Si tu n'avais pas accepté d'argent d'un prêteur étranger, tu ne serais pas dans la gène, et c'est pour cela qu'on t'attribue le péché. Tu as possédé l'argent avec lequel tu devais naître riche. Tu étais riche, fait à l'image et la ressemblance de Dieu. Tu as perdu ce que tu possédais, c'est-à-dire, l'humilité, quand tu désires te venger de l'arrogance, tu as perdu ton argent, tu t'es fait nu comme Adam, tu as accepté du diable une dette qui n'était pas nécessaire. Et par là, toi qui étais libre dans le Christ, tu t'es fait le débi-teur du diable. L'ennemi tenait ta garantie, mais le Seigneur l'a crucifiée et l'a effacée par son sang. Il a supprimé ta dette, il t'a rendu la liberté. 
C'est donc avec raison qu'il dit : « Et remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débi-teurs ». Fais attention à ce que tu dis : « Remets-moi comme moi je leur remets. » Si tu remets, tu fais un juste accord pour qu'on te remette. Si tu ne remets pas, com-ment l'engages-tu à te remettre ? 
« Et ne nous laisse pas induire en tentation, mais délivre-nous du mal. » Fais attention à ce qu'il dit : « Et ne nous laisse pas induire en tentation à laquelle nous ne pouvons pas résister. » Il ne dit pas : « Ne nous induis pas en tentation, » mais comme un athlète il veut une épreuve telle que l'humanité puisse la sup-porter et que chacun soit délivré du mal, c'est-à-dire, de l'ennemi, du péché. 
Mais le Seigneur, qui a ôté votre péché et pardonné vos fautes, est capable de vous protéger et de vous garder contre les ruses du diable qui vous combat, afin que l'ennemi, qui d'habitude engendre la faute, ne vous surprenne pas. Mais qui se confie à Dieu ne craint pas le diable. Car si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? C'est donc à lui qu'appartiennent la louange et la gloire depuis toujours, maintenant et à jamais et dans les siècles des siècles. Amen.


source: extraits de Traité des sacrements par Saint Ambroise de Milan


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Le chapelet c’est trop simple

Ecoutez :
C'est le secret de prière
Que Marie révèle aux pauvres et aux petits.

II faut appeler Marie,
Saluer Marie,
1'appeler encore…
La saluer encore...

Jusqu'à ce que vienne le Royaume
OÙ il n'y aura plus de larme, ni pleur, ni peur...

Rien ne vaut le chapelet :

C'est tenir la présence de Marie
C'est serrer la main de l’Immaculée
Chaque grain offre mes actions à Dieu
Chaque grain unit ceux que l'on aime.

Tu marches dans la nuit, tu as peur
Prends ton chapelet,
Tu croises un ami qui souffre,
Prends ton chapelet, dans le secret
Ton frère partira consolé,

Tu vois la peine que souffre les pays en guerre
Dans le secret prends ton chapelet,

Tu veux dire ton bonheur et ton merci au Seigneur
Dans le secret prends ton chapelet.




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De l'intimité croissante de ses rapport avec Dieu - Sainte Gertrude

1. Comme il lui arrivait parfois d'être privée de la visite du Seigneur durant un certain temps sans en ressentir aucune peine, elle saisit un jour l'occasion d'en demander la raison. Le Seigneur lui répondit : « Une trop grande proximité empêche quelquefois les amis de se bien voir : par exemple s'ils se serrent dans les bras l'un de l'autre et se donnent un baiser, ils ne peuvent goûter en même temps le plaisir de se regarder. » Par ces paroles elle comprit que la soustraction momentanée de la grâce augmente beaucoup les mérites, pourvu que l'homme durant cette épreuve accomplisse son devoir avec autant de courage, malgré les efforts qu'il doit faire.


2. Elle se demanda ensuite pourquoi le Seigneur ne la visitait plus de la même manière qu'autrefois : «C'est qu'alors, répondit le Seigneur, je t'instruisais fréquemment par des réponses qui te permettaient de faire connaître au prochain mon bon plaisir. Maintenant, c'est à ton intelligence seulement que je manifeste mes opérations, parce qu'il serait souvent difficile de les traduire en paroles. Je réunis dans ton âme comme dans un trésor les richesses de ma grâce, afin que chacun trouve en toi ce qu'il y voudra chercher. Tu seras comme une épouse qui connaît tous les secrets de son époux et qui, après avoir vécu longtemps avec lui, sait deviner ses volontés. Toutefois il ne conviendrait pas de révéler les secrets qu'une réciproque intimité a permis de connaître. »

3. Elle vit dans la suite la réalité de ces promesses, car, lorsqu'elle priait pour une intention qui lui était fortement recommandée, il lui était impossible de vouloir obtenir une réponse du Seigneur comme auparavant. Il lui suffisait alors de sentir en elle la grâce de prier pour telle cause : c'était une preuve assurée de l'inspiration de Dieu, aussi bien que jadis la réponse divine. De même, si quelqu'un cherchait auprès d'elle conseil ou consolation, elle sentait aussitôt que la grâce de répondre lui était donnée, et cette grâce était accompagnée d'une telle certitude, qu'elle eût été prête à subir la mort pour assurer la vérité de ses paroles. Cependant elle n'avait eu aucune connaissance de ce dont il s'agissait, ni par paroles, ni par écrit, et n'y avait même pas songé. Mais si elle ne recevait aucune révélation concernant l'objet de sa prière, elle se réjouissait de ce que la Sagesse divine est si impénétrable, et si inséparablement jointe à l'Amour, que le meilleur parti est de lui abandonner toute chose. Cet abandon avait alors pour elle plus de charmes que la connaissance profonde des secrets mystères de Dieu.


source: LE HÉRAUT DE L'AMOUR DIVIN -chapitre XVII 


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Pourquoi prier le Saint-Esprit ?

Pourquoi prier le Saint Esprit?



Parce que sans lui rien, absolument rien, ne peut se faire dans le domaine spirituel.

Parce que le Saint-Esprit aime à être prié avant d'accorder ses grâces, même s'il est assez bon d'agir souvent sans être invoqué.

Voulez-vous vous sauver, voulez-vous vous sanctifier? Il faut absolument prier le Saint-Esprit!
Prions-le, et nous verrons de plus en plus clair dans notre conscience.
Prions-le, et nous comprendrons de mieux en mieux les choses de la foi.
Prions-le, et nous aurons le courage de dompter et le diable et nos passions; et il nous purifiera de nos fautes.
Prions-le, et nous serons consolés et réconfortés, car il est l'Esprit consolateur."



Quelles qualités doit avoir notre prière au Saint-Esprit?


Notre prière doit être confiante et habituelle.


Confiante: rien ne plaît au Saint-Esprit comme de nous abandonner à lui, de lui dire notre confiance et de le laisser faire. Dès que nous l'invitons, le Saint-Esprit vient se reposer en nous; il attend l'invitation, il se tient à la porte de nos âmes; comme un pauvre mendiant, il nous demande la charité de lui ouvrir. Disons-lui donc du fond du coeur: Esprit d'amour et de charité, oui, je vous aime, je veux vous aimer toute ma vie, je ne veux plus vivre un seul instant sans vous; je reconnais que sans vous tout est ténèbres; je vous ouvre toute grande la porte de mon âme; entrez, faites en moi votre demeure, faites de moi un foyer brûlant d'amour, un vase débordant de votre saint amour.

Confiance encore, parce que le Saint-Esprit peut-il rejeter une prière qu'il fait lui-même en nous? Quand nous prions, affirme saint Paul, « lui-même prie en vous avec de gérnissements ineffables » (Rom , 26).


Habituelle: on ne doit pas, un seul jour, manquer de prier le Saint-Esprit; il faut même l'invoquer fréquemment. C'est toujours Pentecôte, le Saint-Esprit veut continuer son oeuvre de transformation; ouvrez-lui votre âme invitez-le, il n'attend que cela pour agir comme il sait le faire.



Comment s'adresser au Saint-Esprit?


La plus grande liberté nous est laissée.


Parlez-lui directement à lui-même, ou priez, en passant par le; "Saints; la meilleure manière pour chacun est de suivre sa grâce personnelle. À condition de ne jamais oublier l'essentiel, l'indispensable, c'est-à- dire de bien savoir qu'on a un besoin extrême du Saint- Esprit, que c'est toujours lui qui exauce les demandes et qu'il mérite pour cela d'être appelé par Notre-Seigneur Fils de Dieu ».

Source: Nérée-M. Beaudet, o.f.m., Catéchisme du Saint-Esprit.


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La Prière



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Paroles de Saint Vincent de Paul

« J’ai peine de votre peine. »

« Quoi, être chrétien et voir son frère affligé sans pleurer avec lui, sans être malade avec lui ! ...C’est être sans charité, c’est être chrétien en peinture. »

« Disons les choses comme nous les avons au cœur. Agissons bonnement, droitement, toujours en vue de Dieu. »

« Ceux qui ont la vraie charité au-dedans la montrent au-dehors. La charité doit passer dans les œuvres. Alors, elle est parfaite et devient féconde, en ce sens qu’elle engendre l’amour ... »

« Dieu est amour et veut que l’on aille par amour. »

« La charité veut que nous mettions la paix là où elle n’est pas. »

« Aimer les autres, c’est les connaître, vouloir leur épanouissement, agir avec compétence et désintéressement... »

« Qui que tu sois, dis-toi qu’aimer vraiment modifie l’attitude fondamentale à l’égard de l’autre personne, de l’autre groupe, de l’autre nation ... »

« Servant les pauvres, on sert Jésus-Christ. O que cela est vrai ! Vous servez Jésus-Christ en la personne des pauvres. Et cela est aussi vrai que nous sommes ici. »

« Ce n’est pas le prêtre seul qui offre le saint sacrifice, mais ceux qui y participent...c’est le centre de la dévotion. »

« Lorsque quelqu’un a faim, qu’on lui donne à manger ... puis, qu’on lui donne un outil, et ensuite plus rien...selon cela les aumônes ne sont que pour ceux qui ne peuvent plus travailler. »

« La simplicité...je l’appelle mon évangile. »

« Qu’est-ce qui fait que Dieu regarda la Vierge ? Elle le dit elle-même “c’est mon humilité”. »

« L’amour est inventif jusqu’à l’infini. »



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Comment le soldat de Jésus-Christ doit se mettre en campagne dès le matin

La première chose que vous avez à faire à votre réveil, c’est d’ouvrir les yeux de l’âme et de vous considérer comme en un champ clos, avec cette loi expresse que celui qui ne combat pas doit périr à jamais. Là, vous vous figurerez être en présence de votre ennemi, je veux dire de cette inclination mauvaise que vous avez déjà entrepris de combattre et qui se tient tout armée pour vous blesser et vous donner la mort. À votre droite, vous verrez Jésus-Christ votre invincible capitaine, la Vierge Marie avec Saint Joseph son époux bien-aimé, d’innombrables troupes d’anges et de saints, parmi lesquels l’archange saint Michel ; à votre gauche, vous verrez le démon et ses satellites prêts à exciter la passion ennemie et à vous persuader de céder à ses suggestions. Vous vous imaginerez alors entendre la voix de votre ange gardien, vous parlant de la sorte : « Vous avez aujourd’hui à combattre contre cet ennemi, et contre d’autres encore. Ne craignez point, ne perdez point courage ; ne cédez ni à la frayeur ni à quelque considération que ce soit ; car votre Seigneur et votre capitaine est ici près de vous avec ses glorieuses phalanges, pour combattre avec elles contre vos ennemis et il ne souffrira pas qu’ils vous soumettent par la force ou la ruse. Demeurez ferme, faites-vous violence, quoiqu’il doive vous en coûter parfois. Criez souvent au secours du plus profond de votre cœur ; appelez à votre aide votre Seigneur, la Vierge Marie et tous les saints, et vous remporterez infailliblement la victoire. « Si vous êtes faible et peu aguerri, si vos ennemis sont forts et nombreux, songez que les troupes de celui qui vous a créé et racheté sont plus nombreuses encore, que votre Dieu est infiniment plus puissant que votre ennemi et qu’il désire bien plus ardemment vous sauver que le démon ne désire vous perdre. Combattez donc ; et ne vous lassez jamais de souffrir : de cette fatigue, de la violence que l’on déploie contre ses mauvaises inclinations, de la peine que l’on éprouve à surmonter les habitudes mauvaises, naissent la victoire et ce trésor inestimable qui procure le royaume du Ciel, et l’éternelle union de l’âme avec son Dieu. « Vous commencerez le combat au nom du Seigneur et vous prendrez pour armes la défiance de vous-même, la confiance en Dieu, la prière et l’exercice de vos puissances spirituelles. Vous appellerez au combat cet ennemi et cette passion que vous vous êtes proposé de vaincre, selon l’ordre indiqué ci-dessus ; vous lui apposerez tantôt la résistance, tantôt la haine, tantôt les actes de la vertu contraire, lui donnant ainsi coup sur coup des blessures mortelles, pour plaire aux regards de votre divin Maître qui est là, avec toute l’Église triomphante, à contempler votre combat. « Je vous répète que vous ne devez point vous lasser de combattre, mais considérer l’obligation qui nous incombe à tous de servir Dieu et de lui plaire, et la nécessité où nous sommes de combattre, attendu que nous ne pouvons abandonner le champ de bataille sans être blessés et blessés à mort. « J’ajoute qu’en fuyant loin de Dieu comme un rebelle, et en vous donnant au monde et aux plaisirs de la chair, vous n’échapperez point à la peine. Il vous faudra combattre malgré vous, et vous serez en butte à tant de contrariétés que vous sentirez souvent la sueur inonder votre front et des angoisses mortelles pénétrer votre cœur. « Considérez ici quelle folie il y aurait à s’imposer un travail si rude, avec la perspective de tourments infiniment plus horribles et d’une mort éternelle, et cela pour échapper à une peine passagère qui nous conduit à la vie éternelle et infiniment heureuse où l’âme jouit de la présence de son Dieu ».

Extrait de Le combat spirituel par Laurent Scupoli - chapitre XVI


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L'humilité par Saint Josémaria Escriva.

Nous allons parler d'humilité, car c'est la vertu qui nous aide à connaître à la fois notre misère et notre grandeur.
Amis de Dieu, 94

Jésus-Christ Notre Seigneur nous propose fréquemment dans sa prédication l'exemple de l'humilité : mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur. Afin que toi et moi nous apprenions qu'il n'y a pas d'autre chemin, que c'est seulement quand nous connaîtrons vraiment notre néant que nous attirerons à nous la grâce divine.Pour nous, Jésus est venu souffrir de la faim et mourir, Il est venu ressentir la soif et donner à boire, Il est venu se revêtir de notre mortalité et revêtir l'immortalité, Il est venu pauvre pour faire des riches. (St Augustin, Homélie pour le dimanche des Rameaux, 49, 19)
Amis de Dieu, 97.

« La prière » est l'humilité de l'homme qui reconnaît en même temps sa profonde misère et la grandeur de Dieu, à qui il s'adresse et qu'il adore, de sorte qu'il attend tout de Lui et rien de lui-même.
« La foi » est l'humilité de la raison, qui renonce à son propre critère et qui se prosterne devant les jugements et l'autorité de l'Eglise.
« L'obéissance » est l'humilité de la volonté, qui s'assujettit à la volonté d'autrui, pour Dieu.
« La chasteté » est l'humilité de la chair, qui se soumet à l'esprit.
« La mortification » extérieure est l'humilité des sens.
« La pénitence » est l'humilité de toutes les passions, immolées au Seigneur.
— L'humilité, c'est la vérité sur le chemin de la lutte ascétique.
Sillon, 259

Dieu résiste aux orgueilleux, mais c'est aux humbles qu'Il donne sa grâce, nous enseigne l'Apôtre saint Pierre. A toute époque, en toute situation humaine, il n'existe qu'un seul chemin pour vivre une vie divine, celui de l'humilité. Serait-ce que le Seigneur prend plaisir à notre humiliation ? Non. Que pourrait gagner à notre humiliation Celui qui a créé toutes choses, qui maintient et gouverne tout ce qui existe ? Dieu désire seulement notre humilité, que nous nous vidions de nous-mêmes, pour pouvoir nous remplir; Il veut que nous ne Lui opposions pas d'obstacle, afin que — pour parler de façon humaine — sa grâce trouve davantage de place en notre pauvre cœur. Parce que le Dieu qui nous incite à être humbles est Celui qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu'Il a de pouvoir même se soumettre tout l'Univers. Notre Seigneur nous fait siens, nous divinise d'une bonne divinisation.
Amis de Dieu, 98

Plus tu es grand, plus il faut t'abaisser pour trouver grâce devant le Seigneur. Si nous sommes humbles, Dieu ne nous abandonnera jamais. Il humilie l'arrogance de l'orgueilleux mais sauve les humbles. Il délivre l'innocent qui sera sauve a cause de la pureté de ses mains. La miséricorde infinie du Seigneur ne tarde pas à venir en aide à celui qui L'appelle du fond de son humilité. Et Il agit alors comme la personne qu'Il est: comme Dieu Tout-Puissant. Bien qu'il y ait de nombreux dangers, bien que l'âme paraisse traquée, bien qu'elle se trouve entourée de toutes parts par les ennemis de son salut, elle ne périra pas. Et ce n'est pas seulement une tradition du temps passé: cela continue de se produire de nos jours.
Amis de Dieu, 104

Je vous rappelle que, si vous êtes sincères, si vous vous montrez tels que vous êtes, si vous vous divinisez, à force d'humilité et non d'orgueil, nous nous sentirons sûrs, vous et moi, dans n'importe quel milieu, nous pourrons toujours parler de victoires et nous aurons droit au nom de vainqueurs. Grâce à ces victoires intimes de l'amour de Dieu, qui apportent la sérénité, le bonheur de l'âme, la compréhension.
Amis de Dieu, 106

Veux-tu la vivre, cette sainte audace, pour obtenir que Dieu agisse à travers toi ? — Aie recours à Marie, et Elle t'accompagnera sur le chemin de l'humilité, pour que, devant ce qui est impossible à l'esprit humain, tu saches répondre par un « fiat ! » (que cela s'accomplisse) pour que la terre s'unisse au Ciel.
Sillon, 124



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Faites le quand même... par Mère Teresa


Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne les quand même... 
Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées, Sois gentil quand même...

Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis, 
Réussis quand même... 
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi, Sois honnête et franc quand même...
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit, Construis quand même...
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux, Sois heureux quand même...
Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain, Fais le bien quand même...
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez, 
Donne au monde le meilleur que tu as quand même... 
Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu, cela n'a jamais été entre eux et toi. 

Mère Teresa
source: http://catholique-besancon.cef.fr/l_eglise_pratique/pour-nous-aidez-a-prier/beaux-textes/


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« A l'école de la prière de Marie »


"Dans ce contexte de l’attente, entre l’Ascension et la Pentecôte, saint Luc mentionne pour la dernière fois Marie, la mère de Jésus, avec ses proches (Lc 1, 14). Il a consacré à Marie les débuts de son évangile, de l’annonce de l’ange à la naissance et à l’enfance du Fils de Dieu fait homme. C’est avec Marie que commence la vie terrestre de Jésus, et avec Marie aussi que commencent les premiers pas de l’Eglise ; dans ces deux moments, le climat est celui de l’écoute de Dieu, du recueillement. Je voudrais donc, aujourd’hui, m’arrêter à cette présence priante de la Vierge dans le groupe des disciples qui vont former la première Eglise naissante. Marie a suivi discrètement tout le chemin de son fils pendant sa vie publique jusqu’au pied de la croix, et elle continue encore à suivre, dans une prière silencieuse, le cheminement de l’Eglise. A l’annonciation, dans la maison de Nazareth, Marie reçoit l’ange de Dieu ; attentive à ses paroles, elle les accueille et répond au projet divin, manifestant sa pleine disponibilité : « Je suis la servante du Seigneur; qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38) (...)

La dernière mention de Marie dans les deux écrits de saint Luc est liée au jour du samedi : c’est le jour du repos de Dieu après la création, le jour du silence après la mort de Jésus et de l’attente de la résurrection. Et c’est dans cet épisode que s’enracine la tradition de vénérer la Vierge Marie le samedi. Entre l’ascension du Ressuscité et la première pentecôte chrétienne, les apôtres et l’Eglise se rassemblent avec Marie pour attendre avec elle le don de l’Esprit Saint, sans lequel on ne peut devenir des témoins. La Vierge Marie, qui l’a déjà reçu pour enfanter le Verbe incarné, partage avec toute l’Eglise l’attente de ce don pour que « le Christ soit formé » (Ga 4, 19) dans le cœur de tous les croyants. S’il n’y a pas d’Eglise sans Pentecôte, il n’y pas non plus de Pentecôte sans la Mère de Jésus, parce qu’elle a vécu de manière unique ce dont l’Eglise fait l’expérience chaque jour sous l’action de l’Esprit Saint. Saint Chromace d’Aquilée commente ainsi cette mention dans les Actes des apôtres : « L'Église se réunit dans la chambre haute avec Marie, qui fut la Mère de Jésus, et ses frères. Donc, on ne peut parler d'Église si Marie, la Mère du Seigneur, n'y est avec ses frères : car l'Église du Christ est là où l'on prêche que le Christ s'est incarné de la Vierge ; et l'on n'entend l'Evangile que là où prêchent les Apôtres, frères du Seigneur. » (Sermon 30, 1 : SC 164, 135) (...)" 




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Le Chemin de Croix avec Marthe Robin

Suivre Jésus sur son chemin de croix en méditant l'évangile avec des paroles de Marthe Robin


L'agonie de Jésus

Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait: « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ».

Marthe Robin : « Après des années d'angoisse, de péchés, de doutes profonds, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ Jésus, Lui le Verbe Incarné, l'agneau Sauveur du monde pour maître, pour modèle unique et parfait ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus est arrêté

« Celui que j'embrasserai, c'est lui: arrêtez-le ». Aussitôt, Judas s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit: « Mon ami, fais ta besogne ». Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.

Marthe Robin : « Aimer, c'est sans retour se dévouer sans cesse. C'est se laisser trahir sans jamais se venger. C'est plus que se donner, c'est faire avec noblesse, l'abandon de soi-même et ne jamais changer ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus est humilié

Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient: « Honneur à toi, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.

Marthe Robin : « L'humiliation est la voie directe qui mène a l'humilité, source de toute vraie grandeur. Elle est aussi un moyen énergique pour nous détacher des créatures et nous attacher à Dieu ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus est condamné à mort

Pilate reprit: « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie? » Ils répondirent tous: « Qu'on le crucifie! » Il poursuivit: « Quel mal a-t-il donc fait? » Ils criaient encore plus fort: « Qu'on le crucifie! »

Marthe Robin : « Quel travail, quelle ascension, Dieu a opéré en moi! Mais que de soubresauts de cœurs, que d'agonie de volonté il faut pour mourir à soi! »

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus est chargé de sa croix

Jésus portait lui-même sa croix. Il sortis de la ville, marchant vers le lieu dit du crâne en hébreux Golgotha.

Marthe Robin : « Que ma lourde crois envoyé par mon Père des cieux, voulue de sa bonté divine, reçue de ses mains bien-aimées, acceptée avec la plus grande, la plus profonde soumission et l'amour le plus sincère, ne soit pas un sujet d'épouvante, mais un moyen précieux de sanctification et de salut ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus tombe sous le poids de la Croix

Il n'était ni beau, ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous. Homme de douleurs, familier de la souffrance... Et pourtant c'était nos blessures qu'il portait, nos souffrances dont il était accablé...

Marthe Robin: « Ô mon âme, relève toit, pleure, amis espère et regarde le ciel. Jésus a quitté le ciel pour souffrir sur cette terre et porter sa croix. A notre tour portons la croix et suivons Jésus en regardant le ciel ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus est crucifié

Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit: « Le Crâne », ou « Calvaire », on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.

Marthe Robin : « Quand les douleurs sont atrocement douloureuses, je pense que le bon Dieu qui est si bon me donne de souffrir en proportion de ce que je l'aime et de ce qu'il m'aime. C'est pourquoi je suis toujours souriante et que j'ai toujours tant de paix ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus pardonne

Jésus disait: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Marthe Robin : « Dans quel océan d'amour nous vivons! Est-il possible que Dieu nous aime à ce point ?On dirait que notre bonheur fait partie de son bonheur à Lui. Il se réjouit de notre retour, du pardon qu'il nous accorde comme s'il avait besoin de nous. Et il veut que toute la cour céleste, tous les Anges, tous ses amis partagent sa joie. Dieu est l'offensé et c'est lui qui se réjouit le plus de pouvoir pardonner ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus nous donne sa mère

Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à Sa Mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Marthe Robin : « Je suis toute à vous, ô ma bonne et tendre mère et tout ce qui est en moi, tout ce qui est moi vous appartient parce que je suis votre enfant ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Jésus meurt sur la croix

Jésus poussa à nouveau un grand cri et dit: « Père entre tes mains je remets mon esprit! » Puis ayant incliné la tête, Il rendit l'esprit.

Marthe Robin : « Ô Jésus, Tu as dit: « Personne ne m'ôte la Vie, je la donne librement ». Je t'en supplie, donnes mous de souffrir et de mourir comme toi, non par ce que nous sommes obligés, ni comme des esclaves, mais librement, saintement, amoureusement... Oh! Non! Mourir ni par faiblesse, ni par chagrin, ni à cause de la maladie, mais comme Jésus et avec Jésus mourir d'amour... Que ma maladie soit l'amour! Que la mortelle blessure par laquelle ma vie s'écoule soit une blessure d'amour! »

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

La résurrection de Jésus

N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre: Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.

Marthe Robin : « La douleur n'a qu'un temps bien court... Mais le bonheur aura le temps de la bienheureuse éternité. La Croix est attachée à la Joie et la Résurrection suit de bien près la mort. Chante ô mon âme les extraordinaires merveilles opérées en toi. Dieu t'a crée fille de son amour. Il t'a adoptée au baptême, Il t'a pardonné toutes tes fautes, Il t'a voulue pour Lui seul, Il t'a ressuscité dans son Amour ».

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.



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