• Prier Jésus

    Prier Jésus

    "Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."

  • Prier Marie

    Prier Marie

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ."

  • Prier Dieu le Père

    Prier Dieu le Père

    Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

  • Prier l'Esprit Saint

    Prier l'Esprit Saint

    "Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis et illumines la ténèbre de mon cœur ?" Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

  • Prier avec l'Eglise

    Prier avec l'Eglise

    "Prier, c'est frapper par le désir à la porte de Celui que nous prions."

  • Comment Prier?

    Comment Prier?

    "Que notre prière soit entendue dépend, non de la quantité des paroles, mais de la ferveur de nos âmes " Saint Jean Chrysostome

Le Rosaire médité avec la Bible.

Le Rosaire Biblique
source: www.traditions-monastiques.com

Le Rosaire Biblique

MYSTÈRES JOYEUX


Premier Mystère Joyeux: L'Annonciation.


Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. Il entra et lui dit: "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi." A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin." Mais Marie dit à l'ange: "Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?" L'ange lui répondit: "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile; car rien n'est impossible à Dieu." Marie dit alors: "Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole!" Et l'ange la quitta. (Lc 1,26-38)

 

Deuxième Mystère Joyeux: La Visitation.


En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit: "Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!" (Lc 1,39-45)

 

Troisième Mystère Joyeux: La Naissance de Jésus.


La Naissance de Jésus
Or, il advint, en ces jours-là , que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem, - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David - afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. (Lc 2,1-7)

 

Quatrième Mystère Joyeux: La Présentation au Temple.


La Présentation au Temple.
Lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur: Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.
Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait été divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, 28 il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit:
"Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël." (Lc 2,22-32)

 

Cinquième Mystère Joyeux: Le Recouvrement de Jésus au Temple.


Ses parents se rendaient chaque année a Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant e les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: "Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés." Et il leur dit: "Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?" Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.) (Lc 2,41-50)


MYSTÈRES LUMINEUX

Le Baptême de Jésus.Premier Mystère Lumineux: Le Baptême de Jésus.

Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant: "C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi!" Mais Jésus lui répondit: "Laisse faire pour l'instant: car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice." Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau; et voici que les cieux s'ouvrirent: il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des cieux disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur." (Mt 3,13-17)
 

Deuxième Mystère Lumineux: Les Noces de Cana.

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Et ils n'avaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: "Ils n'ont pas de vin." Jésus lui dit: "Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore arrivée." Sa mère dit aux servants: "Tout ce qu'il vous dira, faites-le." Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit: "Remplissez d'eau ces jarres." Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: "Puisez maintenant et portez-en au maître du repas." Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau devenue vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié et lui dit: "Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!" Cela, Jésus en fit le commencement des signes à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.) (Jn 2,1-11)

Troisième Mystère Lumineux: L'Annonce du Royaume de Dieu.

Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l'Évangile de Dieu et disant: "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche: repentez-vous et croyez à l'Évangile." (Mc 1,14-15)
Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire: "Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche." (Mt 4,17)
Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple. Sa renommée gagna toute la Syrie, et on lui présenta tous les malades atteints de divers maux et tourments, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques, et il les guérit. Des foules nombreuses se mirent à le suivre, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de la Transjordane. (Mt 4,23-25)
 

Quatrième Mystère Lumineux: La Transfiguration.

Or il advint, environ huit jours après ces paroles, que, prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier. Et il advint, comme il priait, que l'aspect de son visage devint autre, et son vêtement, d'une blancheur fulgurante. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil. S'étant bien réveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Et il advint, comme ceux-ci se séparaient de lui, que Pierre dit à Jésus: "Maître, il est heureux que nous soyons ici; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie": il ne savait ce qu'il disait. Et pendant qu'il disait cela, survint une nuée qui les prenait sous son ombre et ils furent saisis de peur en entrant dans la nuée. Et une voix partit de la nuée, qui disait: "Celui-ci est mon Fils, l'Élu, écoutez-le." (Lc 9,28-35)

Cinquième Mystère Lumineux: L'Institution de l'Eucharistie.

L'Institution de l'Eucharistie.
Le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : "Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi." De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi." Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps. (1Co, 11,23-29)


MYSTÈRES DOULOUREUX

Premier Mystère Douloureux: L'Agonie de Jésus.

Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples: "Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas." Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Alors il leur dit: "Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi." Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux." Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir; et il dit à Pierre: "Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible." A nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: "Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite!" Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir; car leurs yeux étaient appesantis. Il les laissa et s'en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il vient vers les disciples et leur dit: "Désormais vous pouvez dormir et vous reposer: voici toute proche l'heure où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons! Voici tout proche celui qui me livre." (Mt 26,36-46)

 

La Flagellation.Deuxième Mystère Douloureux: La Flagellation.

Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate leur dit : "Vous m'avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l'ai interrogé devant vous, et je n'ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l'accusez. Hérode non plus d'ailleurs, puisqu'il l'a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n'a rien fait qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir châtié." (Lc 23,13-16)
Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. (Jn 19,1)

 

Troisième Mystère Douloureux: Le Couronnement d'épines.

Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; et ils s'avançaient vers lui et disaient: "Salut, roi des Juifs!" Et ils lui donnaient des coups. (Jn 19,2-3)
Et ils lui frappaient la tête avec un roseau et ils lui crachaient dessus, et ils ployaient le genou devant lui pour lui rendre hommage. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre et lui remirent ses vêtements. (Mc 15,19-20)

 

Quatrième Mystère Douloureux: Le Portement de la Croix.

 Le Portement de la Croix.
Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande. Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir. Quand ils l'emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. (Lc 23,23-25
Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne — ce qui se dit en hébreu Golgotha. (Jn 19,16-18)
Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais, se retournant vers elles, Jésus dit: "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! Car voici venir des jours où l'on dira: Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n'ont pas enfanté, et les seins qui n'ont pas nourri!  Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous! et aux collines: Couvrez-nous!Car si l'on traite ainsi le bois vert, qu'adviendra-t-il du sec?" On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu (Lc 26,26), ils le crucifièrent. (Jn 19,18)

Cinquième Mystère Douloureux: Le Crucifiement et la Mort de Jésus sur la croix

Puis ils le crucifient et se partagent ses vêtements en tirant au sort ce qui reviendrait à chacun.  25 C'était la troisième heure quand ils le crucifièrent. L'inscription qui indiquait le motif de sa condamnation était libellée : "Le roi des Juifs." Et avec lui ils crucifient deux brigands, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
Les passants l'injuriaient en hochant la tête et disant : "Hé! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix!" Pareillement les grands prêtres se gaussaient entre eux avec les scribes et disaient : "Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même! Que le Christ, le Roi d'Israël, descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions!" Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'outrageaient. (Mc 15,24-32)
Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit—: "J'ai soif." Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: "C'est achevé" et, inclinant la tête, il rendit l'esprit. (Jn 19,28-30)

MYSTÈRES GLORIEUX

 

Premier Mystère Glorieux: La Résurrection.

Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue, les gardes tressaillirent d'effroi et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: "Ne craignez point, vous: je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples: "Il est ressuscité d'entre les morts, et voilà qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez." Voilà, je vous l'ai dit." (Mt 28,1-7)
 

Deuxième Mystère Glorieux: L'Ascension.

A ces mots, sous leurs regards, il s'éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés; ils leur dirent: "Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel? Ce Jésus qui, d'auprès de vous, a été enlevé au ciel viendra comme cela, de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel." (Ac 1,9-11)
Oui, j'en ai l'assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur. (Rm 8,38-39)

 

Troisième Mystère Glorieux: La Pentecôte.

La Pentecôte.
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. (Ac 2,1-4)
Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les coeurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu. Et nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a appelés selon son dessein. (Rm 8, 26-28)

 

Quatrième Mystère Glorieux: L'Assomption de Marie.

Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses.) (Lc 1,48-49)
« Alors, puisque l'Église universelle, en laquelle vit l'Esprit de vérité, cet Esprit qui la dirige infailliblement pour parfaire la connaissance des vérités révélées, a manifesté de multiples façons sa foi au cours des siècles, et puisque les évêques du monde entier, d'un sentiment presque unanime, demandent que soit définie, comme dogme de foi divine et catholique, la vérité de l'Assomption au ciel de la Bienheureuse Vierge Marie — vérité qui s'appuie sur les Saintes Lettres et ancrée profondément dans l'âme des fidèles, approuvée depuis la plus haute antiquité par le culte de l'Église, en parfait accord avec les autres vérités révélées, démontrée et expliquée par l'étude, la science et la sagesse des théologiens — nous pensons que le moment, fixé par le dessein de Dieu dans sa Providence, est maintenant arrivé où nous devons déclarer solennellement cet insigne privilège de la Vierge Marie. » (Pie XII – Proclamation du dogme de l’Assomption de Marie)

Cinquième Mystère Glorieux: Le Couronnement de Marie.

Le Couronnement de Marie.
Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. (Ap 12,1)
« Bien qu'aucun texte canonique n'évoque directement le couronnement de Marie au Ciel, l'Église a toujours reconnu dans la "Femme revêtue de soleil et couronnée d'étoiles" du verset 1 du chapitre 12 de l'Apocalypse,  la vierge Marie elle-même. Le Couronnement de Marie au Ciel est plus particulièrement célébré par l'Église universelle depuis des siècles, à travers la méditation du cinquième mystère glorieux du saint Rosaire.
Ainsi, la tradition de l'Église affirme-t-elle qu'après son Assomption dans le Ciel, la Vierge Marie y a été accueillie par la Sainte Trinité en Reine du Ciel et de la terre, avec tous les transports d'un bonheur majestueux exprimé par Dieu Lui-même en même temps que par toutes les créatures de la Cour céleste assemblées pour Son couronnement royal. »



Lire

Méditation du Rosaire "de l'Amour " de Sœur Josépha Ménendez

Les textes en italiques, extraits de « l’Appel à l’Amour », sont tout entier jailli du Cœur de Jésus dans ses confidences à sa privilégiée,  Sœur Josépha Ménendez. (Vous pouvez commander le « Rosaire de l’Amour » au Sacré Cœur, 9 rue des Feuillants à Poitiers)

MYSTERES JOYEUX

Ici commence l’Histoire de l’Amour descendu dans la nuit du monde

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L’Annonciation
« L’amour, dit Jésus, inclina le Père à donner son Fils pour le salut de l’homme. L’amour fit qu’une Vierge très pure accepta toutes les souffrances que la Maternité divine devait lui imposer. L’amour me fit embrasser toutes les misères de la nature humaine. »
« Je cherche l’amour et je viens redire ce que je veux, ce que je supplie que l’on me donne : l’amour et l’amour seul. »
O Marie pleine de grâce, obtiens-nous cette humilité et cet amour si profond et inlassable qui te rendit Mère de Dieu.

Visite de Marie à sa cousine Elisabeth
« Ecoute les battements de mon cœur… Aide-moi, aide-moi à découvrir mon Cœur aux hommes. Rien, sans doute, ne manque à ma béatitude. Mais j’ai besoin des âmes. J’ai soif des âmes et je veux les sauver. »
« Aux âmes que vous approchez inculquez l’amour et la confiance. Baignez-les dans l’amour. »
« Dites toujours aux âmes qu’elles ne craignent pas, puisque je suis un Dieu d’amour. »
O Marie, Vierge de la Visitation, donne-nous cette bonté du cœur qui nous aidera à conquérir les âmes à l’Amour Divin.

Naissance de Jésus
« Je suis Jésus, le Fils de la Vierge immaculée, la seconde Personne de la Très Sainte Trinité… »
« Jésus, le Fils de Dieu et Dieu lui-même… Tu vois comme j’ai voulu me faire petit ! »
« Toi aussi, sois plus petit encore par ta simplicité, ton humilité, ta promptitude à obéir. »
O Marie, Mère Divine, remplis nos cœurs de tendresse pour ton fils bien-aimé, donne-nous la paix promise aux hommes de bonne volonté et aide-nous à la transmettre à tous ceux que tu nous confies.

Présentation de Jésus au Temple
« Aux âmes je ne demande rien de ce  qu’elles n’ont pas. Ce que j’exige c’est qu’elles me donnent tout ce qu’elles possèdent, car tout m’appartient. »
« Si elles n’ont que misères et faiblesses , je les désire… Si elles n’ont que fautes et péchés, je les demande, je supplie qu’on me les donne… »
- « Donnez-moi votre cœur vide et je le remplirai… »
- « Donnez-le moi dénué de tout et je le revêtirai… »
- « Donnez-le moi avec vos misères et je les consumerai… »
O Marie, modèle de pureté, dans ton offrande de Jésus au Temple, offre-nous tout entier à Dieu en acte de parfaite obéissance et de docilité du cœur pour que nous puissions être, à notre tour, des oasis de pureté et de paix.

Jésus retrouvé au Temple
« Que de jours, que de mois, que d’années, j’appelle les âmes et elles ne me répondent pas… »
« Toi, au moins, console-moi en m’appelant et en me désirant. »
- « Désire-moi comme je te désire… »
- « Aime-moi comme je t’aime… »
- « Cherche-moi comme je te cherche… »
O Marie, Mère attentive, fais que nous conservions Jésus dans nos cœurs et aide-nous à le chercher et à le faire grandir dans le cœur de tous ceux que tu mets sur notre route.

MYSTERES DOULOUREUX

- Vous m’avez offensé : Je vous pardonne ! - Vous m’avez persécuté : Je vous aime ! - Vous m’avez blessé : Je vous ouvre mes Trésors


L’agonie de Jésus au Jardin des Oliviers
« Sous ce fardeau d’ignominie, je sentis fondre sur moi la colère d’un Dieu offensé et irrité. »
« Sous le poids  de tant de crimes ma nature humaine fut saisie d’une telle angoisse et d’une si mortelle agonie, que tout mon corps fut couvert d’une sueur de sang ! » « O pécheurs qui me faites ainsi souffrir… ce Sang vous donnera-t-il  le salut et la vie ? Ou sera-t-il perdu pour vous ? »
O Jésus agonisant au Jardin des Oliviers, donne-nous la force de repousser nos désirs d’abandons, de fuites, d’omissions, notre amour de nous-même et obtiens-nous une parfaite connaissance et une profonde contrition de nos péchés.

La Flagellation de Jésus
« Sur mon corps couvert de meurtrissures et brisé de fatigue, le sang jaillit de tous mes pores. Je suis réduit à un état si pitoyable que je n’ai même plus l’apparence d’un homme !… »
« Regardez mes blessures et voyez s’il est quelqu’un qui ait autant souffert pour vous prouver son amour !… »
O Jésus adoré, fais que chaque goutte de sang que tu as répandu de tes blessures, soit la force puissante qui attire à Toi, nous aide à dominer nos sens et à rejeter toute tentation et mauvais désirs.

Couronnement d’épines de Jésus
« Les bourreaux se sont lassés à force de frapper… Ils tressent une couronne d’épines, l’enfoncent sur ma tête et défilent devant moi en disant : « Roi, nous te saluons ! »
« Les uns M’insultent, les autres Me frappent à la tête et chacun ajoute une nouvelle douleur à celles qui, déjà, épuisent mon corps. »
O Jésus humilié, réprime en nous l’orgueil et la vanité, détache-nous de tout ce qui nous éloigne de Toi. Par ton Saint Sacerdoce donne-nous des prêtres doux et humble de cœur.

Le portement de Croix
« Contemple-moi sur le chemin du Calvaire chargé de la lourde Croix… »
« Derrière moi Simon M’aide à la porter… »
« Il y a des âmes qui ne M’aident à porter qu’une petite partie de ma croix… et dans l’éternité elles verront combien loin, en arrière, elles sont restées sur le chemin… »
« Avance encore avec moi, tu rencontreras ma Très Sainte Mère. Le cœur transpercé de douleur, elle vient au-devant de moi pour reprendre, à la vue de son Dieu, la force de souffrir, et pour donner à son Fils, par son attitude héroïque, le courage de poursuivre et d’achever l’œuvre de la Rédemption. »
O Marie, Mère généreuse, fais que soutenus par toi, nous suivions Jésus et que rien ne nous arrête dans la montée de notre chemin de croix sur la terre vers le Ciel.

Le crucifiement et la mort  de Notre Seigneur
« Entendez le premier coup de marteau qui cloue ma main droite… Ecoutez encore, ils fixent ma main gauche… Je suis cloué sur la croix ! »
« Contemple-Moi, toi que j’aime… Je suis sans mouvements, sans vêtements, sans honneur et sans liberté… Tout m’a été arraché… »
O Marie, Reine des martyrs, toi qui es devenue notre Mère au pied de la Croix, soit bénie pour tout l’amour que tu nous as déjà accordé et aide-nous à nous laisser pénétrer par le mystère de la Passion de ton Divin Fils.

MYSTERES GLORIEUX

- Il triomphe de la mort.- Il entraîne sa Mère dans le sillage de sa Gloire.- Elle présidera aux effusions de sa grâce.


La Résurrection de Jésus
« Vainqueur de la mort… Mes mains sont à toi pour te soutenir… Mes pieds pour  te suivre sans jamais te laisser seul… Mon cœur, ouvert pour toujours, est le Volcan divin où je veux que s’embrasent les âmes… »
O Reine du monde, que l’amour de Jésus soit le continuel soleil qui éclaire et réchauffe nos âmes et les ressuscite à la grâce.

L’Ascension de Jésus

« Dans mon Royaume, c’est Moi qui te présenterai devant la Cour céleste. C’est Moi qui prépare la tunique dont je te revêtirai. Elle est tissée du plus précieux de mes mérites et teinte dans la pourpre de mon sang . »

« Mes lèvres imprimeront sur ton âme le baiser de la paix et de l’amour. Ne crains rien. Je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que je t’ai conduit dans le séjour des clartés éternelles. »
O Mère des âmes, guide-nous au pur Amour et imprime en nos cœurs la volonté de regarder vers le Ciel et de nous détacher des choses de la Terre.

La Descente du Saint-Esprit
« La grâce divinise la nature humaine. Ainsi Dieu réside dans l’âme où réside la grâce. Cette âme est la demeure de la Trinité Sainte où les trois Personnes Divines se reposent et dont Elles font leurs délices. »
O Mère du Bel Amour, toi qui en as expérimenté toutes les douceurs, allume en nos cœurs la flamme sacrée qui nous fera continuellement mourir d’amour pour Jésus.

L’Assomption de Marie au Ciel
« C’est vraiment au jour de mon Assomption que la joie pleine et sans mélange a commencé pour moi… Quel long exil sans mon Jésus… et comme il tardait à venir ! » « Mais quelle admiration, quelle adoration et quelle douceur quand mes yeux virent pour la première fois dans sa gloire et dans sa Majesté, au milieu des armées angéliques, mon Fils, mon Dieu ! »
O Sainte Mère de Dieu, nous nous réjouissons pour ta glorieuse montée au ciel, obtiens-nous de t’y rejoindre en compagnie de toutes les âmes qui nous sont chères.

Le Couronnement de Marie
« Que dire de l’étonnement dont je fus saisie à la vue de mon extrême bassesse couronnée par mon divin Fils et environnée de tant d’acclamations. » « Plus de tristesse !… plus de mélange !… Tout est douceur, tout est gloire… tout est amour ! »
O Marie, Reine du Paradis qui, au-dessus des Anges et des Saints, demeure à la droite de Jésus, garde-nous purs et attire-nous au ciel, à l’heure de notre mort, pour chanter les louanges et les miséricordes de Dieu


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Méditation sur les grands moments de la vie de Jésus et de Marie par Frère Manuel Rivero, o.p.

Mystères joyeux


L'Annonciation. 
L'Annonciation.
L'ange Gabriel annonce à Marie : « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus » (Lc 1, 31). Jésus veut dire « Dieu sauve ». Le salut s'accomplit par l'Incarnation. Pour sauver l'homme Dieu se fait homme. Le corps humain et non le Temple de Jérusalem devient la demeure de Dieu parmi les hommes. 
La Vierge Marie devient « le buisson ardent » car en elle brûle sans se consumer la flamme de l'amour divin. En Jésus « habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité » (Col 2, 9). Comme Jacob à Béthel, nous pouvons nous exclamer : « Dieu est en ce lieu et je ne le savais pas ! » (Gn 28, 16).
 Qu'avons-nous en commun avec Dieu ? La vie ? L'amour ? La raison ? L'image et la ressemblance ? Nous avons en commun avec Dieu l'humanité. L'une des trois personnes de la Trinité, le Fils, est homme. C'est cette humanité commune à Dieu et à chacun qui fonde la dignité sacrée de la personne, le dialogue des religions et les droits humains.

La Visitation. 
« Le Seigneur a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles » (Lc 1, 52), prie Marie dans le Magnificat en rencontrant sa cousine Élisabeth. Dieu enrichit l'humanité par la pauvreté de son Fils Jésus. Loin de dominer les hommes par sa force, le Fils de Dieu s'humilie lui-même en devenant fragile comme nous. Son corps humain connaît la faim, la soif, la fatigue, la souffrance... Par son abaissement, il exalte les humiliés qui comptent sur Dieu. Mystère paradoxal qui nous renvoie à Pâques où le Crucifié répand la Gloire de Dieu.

La naissance de Jésus. 
À Bethléem, Jésus est né dans une crèche. Certains historiens évoquent plutôt une grotte. Une étable n'est jamais un endroit propre et bien éclairé. Notre cœur non plus n'est pas limpide et pourtant Jésus vient y naître par la foi. La naissance de chaque enfant de ce monde n'est jamais très propre. Nous naissons dans le sang et les larmes. Il en va de même de notre naissance à la vie de Dieu qui passe par la recherche de Dieu, le péché et le repentir dans la lumière de la grâce.

La Présentation de Jésus au Temple et la purification de la Vierge Marie.
Par trois fois, saint Luc précise l'action du Saint-Esprit dans la démarche de Syméon qui accueille l'enfant Jésus dans ses bras. L'Esprit Saint repose sur lui. L'Esprit Saint l'avertit. L'Esprit Saint le pousse intérieurement à se rendre au Temple. 
La vie spirituelle n'est rien d'autre que la vie dans l'Esprit Saint. C'est lui le grand protagoniste de nos journées et de nos victoires spirituelles contre l'esprit du mal. Viens Esprit Saint !
Saint Luc évangéliste souligne que ni Marie ni Joseph n'ont compris la parole de Jésus : « Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » (Lc 2, 49). Comme chaque chrétien, Marie et Joseph ont vécu dans la foi et de la foi. Ils ont commencé chaque journée sans connaître ce qu'ils allaient vivre mais ils savaient avec qui ils marchaient. Une autre appellation du Messie, l'Emmanuel, « Dieu avec nous », donne la clé nécessaire pour croire. Nous ne sommes pas seuls dans le cosmos. Le Sauveur fait route avec nous. Croire, c'est marcher avec Jésus.
Quant à Marie, « elle garde fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 51). C'est dans le cœur de Marie qu'est née la prière du Rosaire. C'est dans le cœur de Marie que chaque disciple de Jésus trouve accueil et consolation : « Voici ta mère » (Jn 19,27).

  

Mystères lumineux


Le baptême de Jésus. 
« Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré » (Lc 3, 22). Ces paroles de Dieu le Père résonnent dans le ciel. Ce sont les paroles du Psaume deuxième (Ps 2,7) qui parlent de l'adoption filiale du Roi-Messie. Entouré de pécheurs, en prière, plongé dans les eaux du Jourdain, Jésus reçoit l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe. Messie, en hébreu, et Christ, en grec, sont des mots synonymes qui veulent dire « oint ». Jésus n'a pas été oint d'huile comme les rois en Israël. Il a été oint de l'Esprit Saint. Sur lui a ruisselé en plénitude l'Esprit Saint. 
Le chrétien est aussi un autre Christ, oint de l'Esprit de Jésus. Le baptême chrétien représente une nouvelle naissance de l'eau et de l'Esprit. 

Les noces de Cana.
Marie, la mère de Jésus, n'a pas une foi éthérée. Pour elle, croire c'est faire la volonté de Dieu qui consiste à accueillir Jésus l'Envoyé du Père et à aimer comme il aime. C'est pourquoi, à Cana, Marie dit aux servants : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5). Ce n'est pas en récitant des prières que l'homme entre dans le Royaume des cieux mais en accomplissant la volonté de Dieu. Marie construit sur le roc car elle garde la parole de Jésus dans son cœur et la met en pratique. Ce qui n'est pas bien ne dure pas. L'expérience nous le prouve. Marie demeure vivante et heureuse car elle vit de manière unifiée. En elle, la pensée, le cœur, la parole et l'action ne font qu'un. Aussi Jésus accomplit-il des miracles à sa prière respectueuse : « Ils n'ont pas de vin ». Marie ne dit pas : « change l'eau en vin ». Elle présente les besoins des nouveaux époux qu'elle perçoit de son regard pénétrant tout en laissant à son fils la liberté d'agir selon la pensée de Dieu. Et Jésus manifeste sa gloire.

Jésus à la synagogue de Nazareth.
Dans la synagogue de sa ville, Jésus lit un beau passage du prophète Isaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Is 61, 1). En refermant le rouleau dont les dimensions prouvent l'importance de la synagogue de Nazareth, Jésus déclare : « Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture » (Lc 4, 21). En Jésus les prophéties de l'Ancien Testament trouvent leur réalisation et leur plénitude.

Aujourd'hui, chaque fois que la Parole de Dieu est annoncée et expliquée, particulièrement au cours de la liturgie, nous pouvons dire avec Jésus : « Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Écriture ». L'homélie à la messe actualise la prédication évangélique. Le prêtre continue l'œuvre du salut en prêchant l'Évangile et en le commentant de manière à mettre en lumière l'action de Dieu au cœur de l'Église et de l'humanité. Il en va de même pour le témoignage apostolique des baptisés qui annoncent par l'exemple et l'interprétation fidèle des Écritures le mystère de Jésus.

La Transfiguration.
Sur le mont Thabor, les apôtres Pierre, Jacques et Jean sont heureux. Ils sont envahis par le bonheur de la prière qui unit à Dieu. La lumière du Christ qui fait resplendir ses vêtements leur montre la face divine et cachée de leur maître. La présence de Moïse et d'Élie annoncent l'exode, c'est-à-dire « le départ » prochain de Jésus vers son Père. La voix du Père oriente les yeux et le cœur des disciples vers l'alpha et l'oméga, le centre et la clé de l'histoire du monde : « Celui-ci est mon Fils, l'Élu, écoutez-le » (Lc 9, 35). 
Pourquoi ne pas partager nos moments heureux vécus dans la foi et la prière alors que nous nous plaignons souvent du silence de Dieu ?

La Cène.
Lors de la célébration de la dernière Cène, Jésus manifeste le sens de sa mort. Il va donner sa vie pour le salut des hommes. La mort, instant d'anéantissement, est en réalité le moment le plus sublime de la vie de Jésus : offrande absolue de son corps et de son sang dans l'amour pour la rémission des péchés. L'amour parfait efface la mort engendrée par le refus de croire et d'aimer.
La véritable mort se trouve dans le péché. Le pardon de Jésus représente la résurrection de l'âme offerte à tout homme. 
L'Eucharistie, sacrement de l'amour de Dieu, efface le péché : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». 
Les mourants communient au Corps du Christ, viatique, pain pour la traversée de la mort, qui nous fait partager sa résurrection d'entre les morts.

  

Mystères douloureux


Gethsémani.
« Abba (Père) ! Tout t'est possible : éloigne de moi cette coupe ; pourtant pas ce que je veux mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36). À la veille de sa crucifixion, Jésus prie son Père avec les mots de sa langue maternelle, l'araméen. Abba veut dire « papa ». Aucun Juif n'avait osé appeler Dieu « papa ». Ce mot affectueux manifeste l'union intime et filiale de Jésus avec Dieu le Père. Le Saint-Esprit répandu dans les cœurs des baptisés prie aussi « Abba ». La prière de Jésus passe par l'Esprit Saint dans le cœur de ses disciples. Ce n'est pas l'homme qui prie mais l'Esprit qui prie en lui. C'est pourquoi le grand mystique dominicain de l'École rhénane du XIVe siècle, maître Eckhart enseignait : « Nous ne prions pas, nous sommes priés ».

La flagellation.
Le Fils de Dieu, le Saint, est fouetté par des soldats qui se moquent de lui. Supplice cruel qui fait resplendir l'amour infini du Christ célébré dans l'Eucharistie : « Le sang versé pour la multitude en rémission des péchés ». Ce n'est pas la souffrance qui sauve mais l'amour qui se dévoile dans l'épreuve. Jésus n'est pas un prophète illuminé ni un révolutionnaire raté. Il donne sa vie librement pour la rémission des péchés. En regardant Jésus, victime d'un procès truqué, nous comprenons la grandeur de Dieu et notre bassesse humaine. Le corps tuméfié du Serviteur souffrant frappe notre conscience, souvent insensible voire anesthésiée. Il ne s'agit pas de plaindre le condamné à mort mais de se remettre en cause dans une démarche de conversion de mentalité et de mœurs. 

Le couronnement d'épines. 
L'ange Gabriel avait annoncé à Marie que son fils Jésus allait recevoir le trône de David, son père : « Il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin » (Lc 1, 33). Le voici maintenant ridiculisé par des étrangers qui l'ont revêtu d'une couronne d'épines et le frappent avec un roseau pour enfoncer les pointes du buisson dans son cerveau. Cependant, Jésus n'a pas l'idée du mal. En son cœur, point de vengeance. 


Le portement de la croix. 
Sur le chemin du Calvaire un homme, Simon de Cyrène, aide un autre homme, Jésus. Au début c'est par devoir. Les soldats romains voyant le condamné ployer sous le poids de la croix ont demandé à Simon qui revenait des champs, fatigué après une journée de travail, de porter la croix. « Pas de chance ! », a-t-il probablement murmuré dans son esprit. Pourtant au fur et à mesure qu'il partage le poids de la croix avec le prophète de Nazareth, Simon découvre un mystère qui le bouleverse et le rend même heureux. Au contact avec Jésus, alors qu'il peine à soulever le bois, Simon sent monter en lui la grâce. Il est en train d'aider le Fils de Dieu lui-même. Jamais Dieu n'a été aussi proche que sur le Calvaire en partageant la souffrance d'un condamné à mort, Jésus. 
Ce que nous faisons aux malades, aux prisonniers, aux étrangers, aux affamés, c'est à Jésus lui-même que nous le faisons. 

La mort de Jésus en croix.
Sur la croix, Jésus crie. Moulu par la souffrance, il n'arrive pas à respirer. Cloué au bois, son corps sent la mort s'approcher. Il se sent même abandonné par son Père : « Éli, Éli, lema sabachtani ? », c'est-à-dire « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Au moment où son être va subir la déchirure de la mort, Jésus hurle dans une horrible solitude à la recherche du Père. Judas l'a trahi. Pierre l'a renié. Les chefs des prêtres, les anciens et les scribes, hommes religieux de son peuple, l'ont condamné pour blasphème et imposture. Triste et abandonné, Jésus ne sent pas la présence de son Père. Mais sa confiance en lui demeure intacte, pure, parfaite : « Père, en tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46). 

Au pied de la croix les badauds pensent qu'il appelle Élie, le prophète. Parlant araméen, leur connaissance de l'hébreu semble rudimentaire au point de confondre les mots. Mais Jésus ne se tourne pas vers un prophète si grand soit-il mais vers son Père qui l'a envoyé pour une mission : « Tout est accompli » (Jn 19, 30). Il ne dit pas « tout est fini » mais tout est accompli dans le don absolu de lui-même pour le salut des hommes. 

  

Mystères glorieux


La Résurrection.
Ressuscité d'entre les morts, Jésus n'apparaît pas à Pilate ni aux grands-prêtres mais uniquement à ses disciples. Sans tambour ni trompettes, sans tonnerre ni éclairs, dans la discrétion des rencontres personnelles, Jésus se manifeste aux apôtres. Il communique avec eux à travers les plaies de sa Passion : les saints stigmates de ses mains et de ses pieds. Thomas, l'incrédule, celui qui veut toucher pour croire, est invité à mettre sa main dans le côté transpercé du Sauveur.
Notre Dieu est discret. C'est au quotidien qu'il vient à notre rencontre non pas en dehors des souffrances mais dans la douleur qu'il a expérimentée dans sa propre chair.

L'Ascension.
Le mystère de l'Ascension inspire les peintres d'icônes. Quarante jours après sa résurrection, le Carême de la joie, Jésus monte au Ciel glorifié dans son corps et dans son âme. La glorification du corps de Jésus à la droite de Dieu le Père représente le but et l'accomplissement de la vocation de l'homme à partager la vie de Dieu. 
Le corps humain atteint par la maladie et la mort atteindra aussi la résurrection dans le Christ. Jésus, le Fils de Dieu, est descendu du Ciel pour que nous y montions. Il a pris notre nature mortelle pour nous rendre participants de son immortalité. Il a connu l'écartèlement de l'âme et de la chair dans sa mort pour unifier notre chair et notre âme dans la résurrection. Il a goûté l'amertume de l'isolement dans la Passion et dans la mort, pour nous associer à jamais à la vie de son Père et de nos frères dans la communion des saints bienheureuse jusqu'au point de former « un seul corps et un seul esprit dans le Christ » (Prière eucharistique III).
Monté au Ciel, Jésus nous prépare une place pour que là où il est nous soyons aussi avec lui.

La Pentecôte.
À Jérusalem, l'Esprit Saint descend sur les Juifs de la diaspora rassemblés pour célébrer l'alliance du Sinaï entre Dieu et Israël. Ces Juifs venus de « toutes les nations » (Ac 2, 5), vont recevoir l'esprit sous la forme de « langues de feu » pour proclamer les merveilles de Dieu à toute la terre. « Le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22), c'est pourquoi saint Luc prend soin de faire partir l'annonce du salut de Jérusalem, la ville sainte, centre du monde pour les Juifs.
Par le don de l'Esprit Saint, l'Église va grandir petit à petit au rythme des voyages missionnaires et des persécutions. L'Église, « le Christ répandu et communiqué », va se développer par l'annonce de l'Évangile. Les chrétiens, habités par « la langue de feu », symbole de l'Esprit d'amour, vont proposer le salut aux pays du bassin méditerranéen et dans le monde entier. 
La Trinité s'est humanisée dans l'Incarnation de Jésus et elle continue de s'humaniser au fur et à mesure que le Corps du Christ, l'Église, se développe par la foi et les sacrements.

L'Assomption de la Vierge Marie et son couronnement comme Reine de la création.
La Vierge Marie, la mère de Jésus, la Mère de Dieu, n'a pas connu la corruption du tombeau. Glorifiée dans son corps et dans son âme, elle annonce la glorification de toute l'Église. En Marie, nous pouvons contempler notre propre mystère. Le chrétien comprend le mystère de Dieu et son propre mystère en regardant la Vierge Marie. Comme dans un miroir très pur nous voyons en elle l'image de l'Église appelée à devenir l'Épouse du Christ sans tache ni ride, pure et immaculée, heureuse de partager l'amour de son Époux, le Christ.
Au Ciel, la Vierge Marie, la toute sainte, intercède pour son peuple, l'Église et l'humanité, comme le faisaient les reines en Israël. Cause de notre joie, par sa prière auprès de son Fils Jésus, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l'humanité reçoit la grâce de la résurrection.
Au Ciel, la Vierge Marie comme une maquette fait entrevoir l'avenir de l'Église, la Jérusalem nouvelle, éclairée par la lumière du Premier-né d'entre les morts.

Le Jugement dernier.
Au dernier jour, nous serons jugés sur l'amour. L'amour sera notre passeport pour entrer dans la vie éternelle. Ce n'est pas celui qui dit « Seigneur, Seigneur ! » qui accédera au Royaume des cieux mais celui qui aura partagé avec les malades, les faibles, les migrants, les détenus...
Chaque jour, le Christ nous donne rendez-vous en la personne du pauvre. La vie éternelle est déjà commencée pour l'homme qui élève son âme vers Dieu et qui se penche vers son prochain.


 Frère Manuel Rivero, o.p.
 Marseille, le 15 janvier 2012
Les citations bibliques sont tirées de la Bible de Jérusalem, Paris, Éditions du Cerf, 1973.



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