• Prier Jésus

    Prier Jésus

    "Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."

  • Prier Marie

    Prier Marie

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ."

  • Prier Dieu le Père

    Prier Dieu le Père

    Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

  • Prier l'Esprit Saint

    Prier l'Esprit Saint

    "Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis et illumines la ténèbre de mon cœur ?" Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

  • Prier avec l'Eglise

    Prier avec l'Eglise

    "Prier, c'est frapper par le désir à la porte de Celui que nous prions."

  • Comment Prier?

    Comment Prier?

    "Que notre prière soit entendue dépend, non de la quantité des paroles, mais de la ferveur de nos âmes " Saint Jean Chrysostome

"Un petit enfant nous est donné" de Saint Bernard de Clairvaux

Prières de Noël pour ce petit enfant, Jésus


« Seigneur, voici que la paix n'est plus promise mais envoyée.
Un petit enfant nous est donné.
En Lui habite la plénitude de la divinité.
Quelle grande preuve de ton amour tu nous donnes,
en ajoutant à l'humanité, le nom de Dieu ! »

Saint Bernard de Clairvaux


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"Memorare, o piissima Virgo Maria" par saint Bernard

Memorare, o piissima Virgo Maria,
non esse auditum a saeculo,
quemquam ad tua currentem praesidia,
tua implorantem auxilia,
tua petentem suffragia,
esse derelictum.
Ego, tali animatus confidentia,
ad te, Virgo virginum, Mater curro,
ad te venio, coram te gemens peccator assisto.
Noli, Mater Verbi, verba mea despicere,
sed audi, propitia, et exaudi.
Amen.

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.
Ô Mère du Verbe ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il.


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Prier Marie de saint Bernard de Clairvaux

La Vierge Marie portant la couronne d'épines de Jésus
Ô toi, qui que tu sois,
qui te sais vacillant sur les flots de ce monde
parmi les bourrasques et les tempêtes,
plutôt que faisant route sur la terre ferme,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.

Si surgissent en toi les vents des tentations,
si tu navigues parmi les écueils des épreuves
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition,
du dénigrement ou de la jalousie,
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair
secouent l’esquif de ton âme,
regarde vers Marie.

Si, troublé par la démesure de tes crimes,
confus par l’infection de ta conscience,
terrifié par l’horreur du jugement,
tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir,
pense à Marie.
Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes,
pense à Marie, appelle Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur.

Et pour être sûr d’obtenir le suffrage de ses prières,
ne néglige pas l’exemple de sa vie.
En la suivant, tu ne t’égares pas ;
en la priant tu ne désespères pas ;
elle te tient, tu ne t’écroules pas ;
elle te protège, tu ne crains pas ;
elle te guide, tu ne te lasses pas ;
elle te favorise, tu aboutis.

Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :
“Et le nom de la Vierge était Marie”.

© 2e Homélie, 17, Œuvres complètes. XX, A la louange de la Vierge Mère, Bernard de Clairvaux, introd., trad., notes et index par Marie-Imelda Huille, O.c.s.o., Joël Regnard, O.c.s.o. Editions du Cerf, 2009.


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Sermon de Saint Bernard pour le Carême Sur le voyageur, le mort et le crucifié.

1. Heureux ceux qui, dans ce siècle pervers, se conduisent en voyageurs et en étrangers, et se conservent purs de toutes les souillures ! « D'ailleurs ce n'est point ici qu'est notre ville permanente, nous cherchons encore celle où nous devons habiter un jour (Hebr. XIII, 14). » Abstenons-nous donc de tous ces désirs charnels, comme il convient à des voyageurs et' à des étrangers, parce qu'ils combattent contre D'esprit. En effet, tout voyageur suit la voie royale, et ne s'écarte ni à droite ni à gauche: S'il aperçoit sur son chemin des hommes qui se querellent, il ne fait point attention à eux , s'il en voit d'autres qui se marient, 'qui se livrent air plaisir de la danse, ou qui font autre chose de semblable; il n'en continue. pas moins sa route; il est voyageur et tout cela ne l'intéressepoint. Il soupire après la patrie, il y tend de toutes ses forces. Qu'il ait seulement du pain et des vêtements, il ne veut pas se charger d'autres choses. Il est bien heureux celui qui? reconnaît ainsi, et déploré de la sorte son exil, en disant au Seigneur: « Je suis sous vos yeux, comme un étranger et un voyageur, tel qu'ont été nos pères (Psal. XXXVIII, 17). » Il est bien haut déjà celui qui se trouve dans ces dispositions, mais peut-être est-il possible de monter plus haut encore. En effet, si le voyageur ne se mêle pas à ses concitoyens, il éprouve pourtant quelque plaisir à voir ce qui se passé parmi eux, à en entendre le récit de la bouche dés autres, et à parler lui-même de ce qu'il a vu ; or, ce plaisir-là et tous les plaisirs semblables, s'ils, ne le captivent point tout à fait, cependant le retiennent un peu et retardent sa marche, attendu que pensant moins à sa patrie, il en est moins pressé d'y arriver. Et même, il peut arriver qu'il trouve à tout cela tant de plaisir, que, non-seulement il en soit un peu retardé dans sa course, et coure risque d'arriver moins vite, mais encore s'en trouve si bien captivé, qu'il ne puisse même plus du tout gagner la patrie.



2. Qui donc peut être encore plus étranger à ce qui se passe dans le monde qu'un voyageur? Ce sont sans doute ceux à qui l'Apôtre s'adressait en ces termes : « Pour vous, vous êtes morts au monde, et votre vie est cachée en Dieu avec Jésus-Christ (Coloss. III, 3). » Il est certain qu'un voyageur peut facilement se trouver retenu ou attardé, en cherchant ou en prenant sur ses épaules, un peu plus de bagages qu'il ne faut : un mort, an contraire, ne s'aperçoit même point qu'il manque de sépulture. Pour lui, le blâme ou la louange, les compliments flatteurs ou les paroles dénigrantes, il entend tout de la même oreille, ou plutôt il n'entend rien, puisqu'il est mort. O mort mille fois heureuse que celle qui nous conserve ainsi sans tache, ou plutôt qui nous rend si complètement étrangers à ce monde. Mais il faut que Jésus-Christ, vive en celui qui ne vit plus en soi; selon ce que disait l'Apôtre : « Or je vis à présent, ou plutôt ce n'est plus moi qui vit; mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi (Gal. II, 20). » C'est comme s'il avait dit : Pour tout le reste je suis mort, je ne sens plus rien, je ne remarque plus rien, je ne me mets plus en peine de rien; mais pour tout ce qui est de Jésus-Christ, je me trouve plein de vie, et tout disposé, car si je ne puis faire plus, tout au moins je sens ce qui le touche, j'aime à voir ce qui se fait en son honneur, et j'éprouve de la peine à la vue de ce qui se faite autrement. Ce degré-là est tout à fait élevé.

3. Mais peut-être est-il possible d'en voir un qui le soit plus encore. Mais où le chercherons-nous? Où pourrons-nous le chercher, dites-moi, sinon dans celui dont je parlais tout à l'heure, et qui fut transporté jusqu'au troisième ciel ? Qui nous empêche, en effet, d'entendre par ce troisième ciel, le degré que nous pourrons trouver plus haut que,, les deux dont j'ai parlé. Eh bien, entendez-le donc, non pas se glorifier de cette hauteur où il s'est élevé, mais dire seulement : « Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu'en la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme j je le suis moi-même au monde (Gal. VI, 14). » Remarquez, il n'est pas seulement mort, mais il est crucifié au monde; c'est-à-dire, mort au monde d'une mort ignominieuse. Aussi suis-je crucifié pour lui, et lui pour moi. Tout ce que le monde aime, les plaisirs de la chair, les honneurs, les richesses et les vaines louanges des hommes, tout est une croix pour moi. Au contraire, tout ce que le monde regarde. comme une croix, c'est à cela que je m'attache, à cela que je suis cloué, c'est cela que j'embrasse de toutes mes forces. Ce degré ne vous semble-t-il point plus élevé que le second et le premier degré ? Le voyageur, s'il est sage, et s'il n'oublie point qu'il est en exil, passe, bien qu'en se fatiguant beaucoup, et ne se mêlant guère aux choses du siècle. Le mort tient pour égaux à ses yeux les peines et les plaisirs du monde. Quant à celui qui; est ravi jusqu'au troisième ciel, il voit une croix dans tout ce qui captive le monde, tandis qu'il embrasse tout ce qui semble une croix au monde. On pourrait encore entendre ces paroles de l'Apôtre d'une autre: manière, en ce sens que le monde était crucifié pour lui à cause de ce qu'il souffrait par compassion pour le monde. En effet, il voyait le monde attaché à la croix par les liens de ses vices, et lui, il était crucifié pour le monde par les sentiments de compassion qu'il ressentait pour le monde.

4. Que chacun de nous examine maintenant à quel degré il se trouve, et efforçons-nous de faire tous les jours de nouveaux progrès, car ce n'est qu'en nous avançant de vertu en vertu que nous verrons le Dieu des dieux, dans la céleste Sion (Psal. LXXXIII, 8). Mais c'est surtout pendant ce temps que nous devons nous appliquer à vivre en toute pureté, pendant ce saint temps, dis-je, où il a été accordé un nombre de jours certains mais courts, à la fragilité humaine, pour qu'elle ne désespère point. Car s'il nous est dit en tout temps : veillez à mener une vie toute de pureté, qui ne désespérerait point d'y réussir? Or, nous sommes invités à cette époque de courte durée à réparer les négligences du reste de l'année, et à vivre de manière que, le reste du temps, on voie briller, dans notre conduite, des traces de cette sainte quarantaine. Efforçons-nous donc, mes frères, de passer ce saint temps dans les exercices d'une entière piété, et de travailler, en ce moment, à remettre en état nos armes spirituelles. En effet, à cette époque de l'année, il semble que l'univers entier marche en bataille rangée, contre le diable, sous la conduite du Sauveur. Heureux ceux qui auront vaillamment combattu sous un tel chef. Tout le reste de l'année, il n'y a que la maison du Roi qui soit sous les armes et; se tienne prête à la lutte. Une fois seulement par an, à un temps marqué, tout son empire se lève et forme une armée générale. Vous êtes bien heureux, vous qui avez mérité d'être de sa maison, et à,qui l'Apôtre a dit : « Vous n'êtes plus des étrangers qui soient hors; de leur pays et de leur maison; mais vous êtes les concitoyens des saints, les domestiques de la maison de Dieu (Ephes., II, 9)» Que doivent donc faire ceux qui, toute l'année, sont sous les armes, pour livrer bataille, quand ceux qui n'ont aucune expérience du métier de la guerre et qui s'en trouvent éloignés tout le reste du temps, prennent eux-mêmes les armes spirituelles ? Certainement ils doivent combattre avec plus d'ardeur que d'habitude, afin que la victoire soit plus complète et contribue d'autant plus à notre salut, qu'elle ajoute davantage à la gloire de notre Roi.

source: Septième sermon de Saint Bernard pour le Carême Sermons pour le Temps du Carême Tome III


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Marie par Saint Bernard

Lorsque vous assaillent les vents des tentations,
lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,
regardez l'étoile, invoquez Marie.
Si vous êtes ballottés sur les vagues de l'orgueil,
de l'ambition, de la calomnie, de la jalousie,
regardez l'étoile, invoquez Marie.
Si la colère, l'avarice, les séductions charnelles
viennent secouer la légère embarcation de votre âme,
levez les yeux vers Marie...
Dans le péril, l'angoisse, le doute,
pensez à Marie, invoquez Marie.
Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos cœurs !
Et pour obtenir son intercession,
ne vous détournez pas de son exemple.
En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas ;
si elle vous protège, vous n'aurez rien à craindre ;
sous sa conduite vous ignorerez la fatigue ;
grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.

Saint Bernard (1090-1153)
(Deuxième homélie, Louanges à Marie)



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Et le nom de la Vierge était Marie, par Saint Bernard


« O toi, qui que tu sois, qui te sais vacillant sur les flots de ce monde parmi les bourrasques et les tempêtes, plutôt que faisant route sur la terre ferme, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.
Si surgissent en toi les vents des tentations, si tu navigues parmi les écueils des épreuves regarde l’étoile, appelle Marie.
Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition, du dénigrement ou de la jalousie, regarde l’étoile, appelle Marie.
Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair secouent l’esquif de ton âme, regarde vers Marie.
Si, troublé par la démesure de tes crimes, confus par l’infection de ta conscience, terrifié par l’horreur du jugement, tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir, pense à Marie.
Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes, pense à Marie, appelle Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur.
Et pour être sûr d’obtenir le suffrage de ses prières, ne néglige pas l’exemple de sa vie.
En la suivant, tu ne t’égares pas ; en la priant tu ne désespères pas ; elle te tient, tu ne t’écroules pas ; elle te protège, tu ne crains pas ; elle te guide, tu ne te lasses pas ; elle te favorise, tu aboutis.
Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :
“Et le nom de la Vierge était Marie.” »
Saint Bernard


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Puissance du Nom de Jésus par Saint Bernard

Le nom de Jésus est lumière, mais aussi nourriture (...) Et il est encore remède.

L'un de nous est-il triste? Que le nom de Jésus lui vienne au coeur, et de là monte à ses lèvres. Et voilà déjà qu'en se levant, la lumière de ce nom dissipe les nuages et ramène le ciel à sa limpidité.
Ou bien quelqu'un est-il coupable d'une grave faute? Et désespéré, court-il à sa mort? Mais s'il invoque le nom de la vie, ne retrouvera-t-il pas aussitôt le souffle de la vie?

Devant ce nom sauveur, qui pourrait jamais se sentir dur de coeur, morne et engourdi, l'âme pleine de rancoeur ou amollie par le dégoût? La source de nos larmes s'est-elle desséchée? Qu'on invoque Jésus: ne jaillit-elle pas aussitôt,
plus abondante et plus paisible? 
Sommes-nous en danger, haletants et tremblants? Ce nom de puissance, une fois invoqué, ne ramène-t-il pas immédiatement la confiance en chassant la peur? Et si l'on est saisi par le feu et les assauts du doute,la certitude n'éclate-t-elle pas soudain, à l'invocation de ce nom glorieux? Pour celui qui perd confiance au sein de l'adversité, et déjà commence à perdre pied, le courage a-t-il jamais manqué,
s'il a prononcé ce nom protecteur?

Voilà les maladies et les faiblesses de l'âme; et voilà aussi leur remède. La preuve nous la trouvons dans cette parole de Dieu; "Invoque-moi au jour du malheur, je te délivrerai et tu me rendras gloire (Ps 49, 15). Rien de tel que cette invocation pour apaiser l'assaut de la colère, calmer l'enflure de l'orgueil, guérir la blessure de l'envie, contenir le flot de l'impureté, éteindre la flamme de la convoitise, maîtriser la soif de l'avarice, et repousser tout ce qui peut nous exciter pour notre honte.

Vraiment, quand je prononce le nom de Jésus je mets en face de moi un homme doux et humble de coeur, bienveillant, sobre, chaste, miséricordieux, rayonnant de toute droiture et de toute sainteté. Mais il est aussi lui-même Dieu tout-puissant. Par son exemple, il me guérit, et par son aide il refait mes forces.

Voilà tout ce qui doit résonner en moi dès que le nom de Jésus aura été prononcé.

In Cant.,S 15, 6

Source : "Invités aux noces", Extraits des Sermons sur le Cantique des Cantiques, Saint Bernard de Clairvaux, traduits et présentés par Pierre-Yves Emery, frère de Taizé, Desclée, p. 32-33.


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