• Prier Jésus

    Prier Jésus

    "Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."

  • Prier Marie

    Prier Marie

    "Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ."

  • Prier Dieu le Père

    Prier Dieu le Père

    Pater noster, qui es in caelis sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra.

  • Prier l'Esprit Saint

    Prier l'Esprit Saint

    "Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis et illumines la ténèbre de mon cœur ?" Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

  • Prier avec l'Eglise

    Prier avec l'Eglise

    "Prier, c'est frapper par le désir à la porte de Celui que nous prions."

  • Comment Prier?

    Comment Prier?

    "Que notre prière soit entendue dépend, non de la quantité des paroles, mais de la ferveur de nos âmes " Saint Jean Chrysostome

"Ton Sang recommence à vivifier les os desséchés de l’Adam qui est en nous" de Benoit XVI

croix de Jésus
Dieu notre Père,
nous contemplons dans la Croix de ton Fils
les plaies de sa Passion glorieuse,
chemin qui conduit chaque baptisé
à une union profonde, intime,
par cet acte suprême d’Amour.

Ta Croix, ô Jésus,
résume les souffrances du monde.
Elle est surtout le signe tangible de ton Amour,
mesure de la bonté du Père envers l’homme blessé par le péché ;
voie de sanctification pour  qui cherche ton Visage.

Ce n’est qu’en se laissant illuminer par la lumière de ton Amour
que l’homme et la nature entière peuvent être rachetés,
que la beauté peut finalement refléter la splendeur de ton Visage,
comme la lune reflète le soleil.

En jaillissant de la Croix glorieuse,
ton Sang recommence à vivifier les os desséchés de l’Adam qui est en nous,
pour que chacun retrouve la joie de se mettre en marche vers la sainteté.

Que cet Amour nous ravisse o Jésus,
rende notre cœur humble,
pour être intimement configuré à toi
par les larmes de la prière,
cette participation intérieure
de notre amour répondant à ton Amour.

Ainsi soit-il.



D’après Benoit XVI – Méditation au sanctuaire de La Verna, le 13 mai 2012


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Prière aux cinq plaies de Jésus de saint François Xavier

Plaie du Christ Jésus


O Jésus ! l'amour de mon cœur ! par ces adorables Plaies que votre amour pour nous vous a fait subir et par lesquelles vous avez répandu tout votre sang sur la croix, ayez pitié de nous ! Délivrez-nous des périls qui nous entourent, accordez-nous le temps et la grâce de faire une sincère pénitence, et la rémission de tous nos péchés après notre mort ! Faites-nous aimer tous nos frères, amis et ennemis, et faites qu'ils nous aiment également, afin que tous nous soyons éternellement heureux avec tous vos élus dans le ciel, votre royaume, ô vous, qui êtes mon Dieu, et qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, dans tous les siècles ! Amen.



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Prière à Jésus crucifié de saint Alphonse de Liguori

Mon bien-aimé Rédempteur, je le reconnais: ce qui resplendit surtout à travers vos plaies et vos membres meurtris, c'est votre amour infini pour moi. Pour me pardonner à moi, pauvre pécheur, vous avez été pour vous-même impitoyable jusqu'à la cruauté! Regardez-moi donc maintenant avec les mêmes yeux pleins d'amour que, du haut de la croix, vous abaissiez sur moi quand vous rendiez le dernier soupir pour mon salut. Regardez-moi, éclairez-moi, emparez-vous de tout mon coeur, afin que, désormais, je n'aime plus que vous. Ne permettez pas qu'à l'avenir je perde le souvenir de votre mort. Vous avez promis qu'une fois élevé sur la croix vous attireriez à vous tous les coeurs. Voici le mien: attirez-le tout entier. Attendri par le spectacle de votre mort jusque dans ses dernières fibres, – épris d'amour pour vous, – il ne veut plus résister à vos appels miséricordieux; attirez-le donc à vous, et faites qu'il soit tout vôtre. Vous êtes mort pour moi, je désire mourir pour vous. S'il me faut vivre, c'est uniquement pour vous que je veux vivre. Ô douleurs de Jésus, ô ignominies de Jésus, ô mort de Jésus, ô amour de Jésus, venez vous graver dans mon coeur. Que votre doux souvenir s'y perpétue, afin que toujours il me blesse et m'enflamme d'amour pour Jésus! Je vous aime, ô Bonté infinie; je vous aime, ô Amour infini; vous êtes et vous serez à jamais mon unique Amour!



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Prière au Christ souffrant de saint Ephrem.

Je tombe à tes genoux, Seigneur, pour t'adorer.
Je te rends grâce, Dieu de bonté, je t'implore, ô Dieu de sainteté.
Devant toi, je fléchis les genoux.
Tu aimes les hommes, et je te glorifie, ô Christ, Fils unique et Seigneur de toutes choses, qui seul es sans péché:
Tu t'es livré, pour moi pécheur et indigne, à la mort, et à la mort de la croix.
De la sorte tu as délivré les âmes des entraves du mal. Que te rendrai-je, Seigneur, pour tant de bonté?
Gloire à toi, ô ami des hommes!
Gloire à toi, ô miséricordieux!
Gloire à toi, ô longanime!
Gloire à toi, qui absous les péchés!
Gloire à toi, qui es venu pour sauver nos âmes!
Gloire à toi, qui t'es fait chair dans le sein de la Vierge!
Gloire à toi, qui fus ligoté!
Gloire à toi, qui fus flagellé
Gloire à toi, qui fus bafoué!
Gloire à toi, qui fus cloué à la croix!
Gloire à toi, qui fus enseveli, et qui es ressuscité!
Gloire à toi, qui fus prêché aux hommes, et en toi ils ont cru!
Gloire à toi, qui es monté au ciel!
Gloire à toi, qui es assis à la droite du Père; tu reviendras avec la majesté du Père et les saints anges, pour juger, en cette heure effroyable et terrible, toutes les âmes qui ont méprisé ta sainte Passion. Les puissances du ciel seront ébranlées, tous les anges, les archanges, Chérubins et Séraphins apparaîtront avec crainte et tremblement devant ta gloire; les fondements de la terre chancelleront et tout ce qui respire frémira devant ta souveraine majesté.
En cette heure-là, que ta main m'abrite sous tes ailes, afin de sauver mon âme du feu terrible, des grincements de dents, des ténèbres extérieures et des larmes éternelles: que je puisse te glorifier en chantant:
Gloire à celui qui a daigné sauver le pécheur, dans sa miséricordieuse bonté.

Sermon sur les souffrances du Sauveur, 9. Traduction d'A. Hamman, parue dans Prières des premiers chrétiens, Paris, 1952, n° 269.


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Prière à la sainte Croix de Saint François-Xavier

Seigneur Jésus-Christ, Dieu d'amour et de miséricorde ! ô vous, Sauveur des hommes ! par cette croix que votre corps sacré a sanctifiée et consacrée, à laquelle votre amour pour nous vous a si douloureusement attaché et que vous avez inondée de votre sang précieux, par les mérites de votre sainte passion et de votre sainte mort sur cette croix, pardonnez-moi mes péchés! ô Jésus ! Pardonnez-moi comme vous pardonnâtes au larron pénitent crucifié près de vous ! Faites-moi triompher des ennemis de mon salut; appelez tous les hommes à la connaissance de votre sainte loi et au repentir de leurs péchés, et purifiez-les dans votre adorable sang, ô Sauveur de mon âme, qui vivez et régnez dans tous les siècles, en l'unité du Père et du Saint-Esprit ! Amen.



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Invocation à la Sainte Croix

Jesus Christ en Croix
Dieu tout puissant, qui avez souffert la mort à l’arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi.

Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi.

Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir

Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante

Sainte Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien,

Sainte Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal,

Sainte Croix de Jésus-Christ, faites que je parvienne au chemin du salut.

Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute atteinte de mort

Sainte Croix de Jésus-Christ, préservez-moi des accidents corporels et temporels

Que j’adore la Sainte Croix de Jésus-Christ à jamais !

Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi.

Faites que l’esprit malin et nuisible, fuie de moi dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

En l’honneur du sang précieux de Notre Seigneur Jésus Christ,
En l’honneur de son incarnation, par où Il peut nous conduire à la vie éternelle, aussi vrai que Notre Seigneur Jésus Christ est né le jour de Noël et qu’Il a été crucifié le Vendredi Saint.
Ainsi soit-il


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Les Sept Paroles de Jésus en Croix par Saint Bonaventure

Première Parole.

Jésus en croix avec MarieJésus, hostie, sacrifice, bienfait et grâce de salut; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, vous n'avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu'elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient votre chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que votre sang adorable coulait en abondance, que la souffrance vous oppressait et que votre angoisse s'aggravait, vous avez supplié votre Père de pardonner à vos ennemis, à ceux qui vous attachaient; vous l'avez conjuré en faveur de leur ignorance, et vous lui avez dit : Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font (1),
1 Luc., 23.

Prière.

O douce patience ! ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bénignité sans limites ! Comme une brebis pleine de douceur, vous ne laissez échapper aucune plainte; comme une mère pleine de tendresse, vous excusez l'injure dont on vous couvre ; comme l'âme dont la bouté est inépuisable, vous gardez toute votre bienveillance; comme celui dont la volonté est d'une tendresse sans bornes, vous ne mettez en avant que la miséricorde. L'espérance de nos coeurs se tourne vers vous ; vers vous montent nos soupirs, vers vous coulent nos larmes, vers vous s'élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance : Seigneur, daignez nous pardonner.

Seconde Parole.

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent ; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la croix, vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l'un d'eux s'élevait contre vous, vous blasphémait injurieusement, et vous disait (1) : « Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi et nous sauve en même temps ; exerce à ton égard la puissance que tu montras en sauvant les autres. » L'autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et vous suppliait en disant : « Souvenez-vous de moi lorsque vous serez parvenu en votre royaume, en ce royaume plein de douceur, lorsque vous vous montrerez roi. »Et vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les coeurs par votre grâce, vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais vous l'avez assuré de votre gloire, et vous lui avez dit : « Oui, je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire. »
1 Luc., 23. — Id., id.

Prière.

O charité empressée de mon Dieu! miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c'est vers vous que s'élance notre ferveur, vers vous que se, tourne notre pensée, devant vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos coeurs.
Nous vous supplions avec confiance, vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous vous disons : Souvenez-vous de nous, Seigneur , dans votre patience.

Troisième Parole.

Jésus , lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme; Jésus, fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie; cette Vierge très-sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'amour et brisée par tant de douleurs, votre Mère bien-aimée, qui entoura votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de votre croix, vous y voyait suspendu, contemplait vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, elle semblait prête à défaillir. Mais vous, Seigneur,vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude; vous avez considéré votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de votre amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean; vous avez recommandé tendrement votre Mère au Disciple, et vous avec dit :Femme voilà votre Fils ; et ensuite au Disciple : Voilà votre Mère (1).
1 Joan., 19.

Prière.

Oh ! quel changement ! quel partage inégal l quelle désolation! quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui ; qu'au lieu du loi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie ! Et moi aussi, ô Jésus ! je me recommande humblement à votre grâce, et je m'abandonne pour toujours à votre providence, afin qu'aidé des prières que la Vierge vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.

Quatrième Parole.

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par votre puissance admirable vous aviez multiplie les pains; avec une force non moins grande, faible enfant, vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages; vous aviez rappelé les morts à la vie, vous aviez opéré des merveilles sans nombre, vous aviez guéri les malades, vous aviez tiré le monde du néant, vous aviez chassé les démons par la terreur de votre parole, vous aviez, au jardin des Olives, renversé vos ennemis par la force de cette même parole ; et voilà que vous êtes attaché à la croix pour obéir à votre Père; voilà que vous êtes, par sa volonté, en proie aux angoisses; voilà que, pour accomplir ses ordres, vous êtes enchaîné et vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne vous permet point de faire usage de votre puissance pour vous soustraire aux tourments. Alors, vous inclinant sous le poids des douleurs qui vous oppressent, vous faites entendre un cri, et vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable : Eli, Eli, lamina sabachtani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné (1) ?
1 Mat., 27.

Prière.

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde! O coeur innocent et humble! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes; la compassion m'entraîne vers vous; je sens que vous souffrez pour moi; je me prosterne devant vous, je mêle mes pleurs aux vôtres; et ces pleurs me sont avantageux : ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

Cinquième Parole.

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur; Jésus, ma tendre confiance, vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme : alors qu'étendu sur l'autel de la croix, vous accomplissiez, en vous immolant, la rédemption des hommes, le monde vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle; la terre faisait entendre contre vous un cri de mort; vos ennemis vous lançaient leurs injures; vos proches vous fuyaient ; les clous perçaient vos membres; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur; vos plaies se gonflaient ; votre sang coulait à grands flots; votre chair devenait palpitante; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, vous avez été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse (1) : J'ai soif : je désire la foi chez tous les hommes, je soupire après leur salut, et je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir.
1 Joan,. 19.

Prière.

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour! ô soif intime du coeur qui brisez nos ardeurs perverses! Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu'à ce que j'arrive à la fontaine de vie, que je m'y désaltère, que j'y sois heureux pour toujours, et, qu'entré dans la sainte patrie, j'y contemple mon Dieu à jamais.

Sixième Parole.

Jésus, notre rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, noire amour, salut de ceux qui croient: alors que vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'oeuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur ; alors que vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de votre chair et de votre sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie vous abandonnait, où vous touchiez au terme de vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mol vous vous écriâtes (1) : Tout est consommé ! En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, son sang est répandu , le prix du salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée , la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.
1 Joan., 19.

Oraison.

O bon Jésus ! bonté suprême qui êtes notre justice ; ô vrai jésus ! vérité souveraine qui êtes notre science; ô nous Jésus! charité ineffable et notre rédemption; ô saint Jésus ! sainteté sans tache et notre sanctification ; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie. 

Septième Parole.

Jésus, voie de toute droiture et porte du salut; Jésus, refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, vérité salutaire et lumière brillante des âmes ; Jésus, félicité de la vie et douceur enivrante des cœurs: alors que vous livriez les derniers combats, afin de détacher votre âme de votre corps sacré, et que vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, vous avez recommandé votre âme vénérable à votre Père très-saint et vous lui avez dit en gémissant dans un langage d'amour : Mon Père, je remets mon lime entre vos mains (1). Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert île plaies cruelles, honteuses et injustes, vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla,, le voile du temple se déchira, la lotie recula en arrière, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria : Hélas ! voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances.
1 Luc., 23.

Prière.

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée ! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés ! mort admirable, où les morts ont puisé la vie ; mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ; mort sacrée, mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ; mort pieuse, mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ; qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre coeur; qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.



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L'humilité, la croix, la Seigneurie du Christ


Lui, de condition divine,
ne retint pas jalousement
le rang qui l'égalait à Dieu.
Mais il s'anéantit lui-même,
prenant condition d'esclave,
et devenant semblable aux hommes.
S'étant comporté comme un homme,
il s'humilia plus encore,
obéissant jusqu'à la mort,
et à la mort sur une croix!
Aussi Dieu l'a-t-il exalté
et lui a-t-il donné le Nom
qui est au-dessus de tout nom,
pour que tout, au nom de Jésus,
s'agenouille, au plus haut des cieux,
sur la terre et dans les enfers,
et que toute langue proclame de Jésus Christ,
qu'il est Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père.
(Philippiens 2, 6-11)


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Litanies du Christ souffrant

Voici des litanies écrites au VIe siècle par saint Grégoire le Grand. Pour accompagner le Christ dans sa passion.

Il reçut des soufflets sans nombre de la part de ses insulteurs.
Lui qui chaque jour arrache de la main du vieil ennemi les âmes captives.

Il ne détourna point son visage des crachats de la perfidie,
Lui qui lave les âmes dans l'eau salutaire.

Il accepta sans mot dire la flagellation,
Lui qui par son intercession nous délivre des supplices sans fin.

Il endura les mauvais traitements,
Lui qui veut bien nous faire participer parmi les choeurs des anges, à la gloire éternelle.

Il ne se refusa point au couronnement d'épines,
Lui qui nous sauve des blessures du péché.

Il accepta dans sa soif l'amertume du fiel,
Lui qui se prépare à nous enivrer d'éternelles délices.

Il a gardé le silence sous l'outrage de l'adoration dérisoire des bourreaux,
Lui qui a pour nous supplié son Père, bien qu'il fût son égal par la divinité.

Il en est venu à subir la mort, Lui qui était la Vie,
Et qui était venu l'apporter aux morts.


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